Dossier d’œuvre architecture IA25002037 | Réalisé par
Campion Jo-Ann (Contributeur)
Campion Jo-Ann

Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-

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  • enquête thématique régionale, patrimoine religieux du 20e siècle en Bourgogne-Franche-Comté
église paroissiale Saint-Pie X
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne-Franche-Comté
  • Commune Besançon
  • Adresse 18 avenue des Géraniums
  • Cadastre 2024 BX 95
  • Dénominations
    église paroissiale, salle paroissiale
  • Vocables
    Saint-Pie X
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante

Pièce maîtresse du centre paroissial projeté au cœur du nouveau quartier de Palente, l’église concentre toute l’attention du comité paroissial qui s’est constitué en 1954 autour de religieux et d’habitants. Trois agences d’architecture sont consultées : le collectif bisontin composé de François Barrès, Jacques Robert et Armand Jabœuf, l'agence de Jacques Bidault qui au même moment œuvre pour la chapelle Notre-Dame du Travail à Montferrand-le-Château et enfin, Jacques-Louis Gauthier dont l'église Sainte-Thérèse à Bethoncourt s'achève. Ce dernier est retenu par le comité paroissial et engage le travail. Ce choix rencontre pourtant la réprobation de la Commission Diocésaine d’Art Sacré (CDAS), qui refuse les premiers dessins envoyés par l'architecte. Le chanoine Ledeur qui anime le travail de la CDAS demande à l'abbé Bourdin, curé des Chaprais, de contacter plusieurs architectes de renom : Michel Bataille (collaborateur de Jean Prouvé) et Pierre Genton (issus de l’atelier Perret et de l’agence Le Corbusier) expriment la réticence qu’ils auraient à passer devant un collègue de la qualité de celle de Gauthier. Ce dernier se fait plus menaçant et envisage d'obtenir un dédommagement... L’intercession de l’abbé Bourdin auprès de l’archevêque et du chanoine Ledeur semble permettre de sortir le projet de cette première difficulté. Il y évoque le soutien du Révérend-Père Régamey, directeur de la revue L’Art Sacré, auquel il a présenté l’architecte et le projet retenus. Le chanoine accepte finalement de ne pas faire appel à de nouveaux candidats et la discussion avec l'architecte reprend afin de faire évoluer le projet. Deux nouvelles séries de dessins sont élaborées et envoyées au cours de l’été 1955, puis en janvier 1956. Elles prennent en compte les préconisations de Ledeur en plaçant la chapelle de semaine dans l’étage de soubassement. L’organisation du centre paroissial et de l’église restent la même, mais les évolutions portent sur la forme de la couverture, notamment du bas-côté et également sur la taille de l’édifice. S'appuyant sur les estimations de fréquentation de cette église, une réduction de 200 m2 est proposée par le comité paroissial en supprimant « deux rangées » de bancs et en diminuant la largeur des travées, du narthex et du déambulatoire : cinq mètres de long et trois mètres de large sont ainsi soustraits afin de diminuer les coûts. La mission de l’architecte est limitée à l’établissement du projet, les plans et les descriptifs. La surveillance des travaux et les règlements aux entrepreneurs en sont exclus. Les travaux de fondation sont lancés en octobre 1956 et permettent à Monseigneur Dubois de poser la première pierre le 8 avril 1957. La bénédiction de l’église a lieu en septembre 1959. Entre temps, l’architecte a réalisé des plans permettant la finalisation de l’église et a dessiné le mobilier en réfléchissant à sa disposition. Une réfection des peintures est effectuée en 1975 et le clocher isolé est érigé en 1979.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 20e siècle , porte la date
  • Dates
    • 1967, porte la date
    • 1979, daté par source
  • Auteur(s)

Orientée, l'église est de plan basilical et a un clocher isolé, en béton, couvert d'une terrasse et comportant des baies rectangulaires placées de façon irrégulières sur ses différentes façades. La nef de l'église est à deux vaisseaux : le vaisseau principal et un bas-côté. Les murs sont en béton armé, en parpaings de béton, recouverts d'un enduit peint à l'extérieur. La couverture de la nef est à un pan, tandis que celle du bas-côté est constituée d'un toit plat ; l'ensemble est en tôle métallique. Le bâtiment s'élève sur deux niveaux : un rez-de-chaussée occupé par l'église et la sacristie, et un étage de soubassement divisé entre une chapelle de semaine, une salle polyvalente, quatre salles de réunion, une cuisine et des pièces de stockage. L'accès principal à la partie église se fait par la façade ouest. Le narthex, séparé de la nef par une paroi vitrée et trois portes donne accès au nord à la chapelle des morts, et à l'ouest, à un escalier tournant à retours sans jour menant à la tribune d'orgue en gradins (béton). L'orgue est placé contre le mur ouest. Le garde-corps est en bois. La nef, dont le couvrement est en lambris, offre une hauteur importante (jusqu'à 9 mètres du côté le plus haut). Un éclairage indirect est apporté par une baie en bandeau placée en haut du mur sud. La façade ouest comporte une multitude de petites baies carrées closes par des verres unies dans les tons jaunes et orangés. Les autres verrières utilisent la technique du vitrail. Des baies rectangulaires, mais d'importance et de dimensions variées, sont parsemées sur la façade nord. Le chœur est inondé de lumière par deux larges verrières en vitrail occupant toute la hauteur de l'édifice sur les façades nord et sud. Enfin, le mur du bas-côté est percé régulièrement de baies verticales. Dans la nef, le sol des allées est en dalles de pierre, tandis que celui sous les bancs est en béton. Les murs sont enduits et peints. Seuls les piliers de la tribune et du bas-côté ont été laissés en béton brut de décoffrage. L'étage de soubassement, accessible depuis la façade sud, est aussi relié au rez-de-chaussée par un escalier intérieur, tournant à retours sans jour. L'accès sud dessert la chapelle d'hiver occupant l'extrémité est de l'étage de soubassement, une salle de conférence centrale et un couloir menant aux salles paroissiales, à un espace de stockage et à une cuisine occupant l'angle nord-ouest du bâtiment. La quatrième salle paroissiale, située à l'angle sud-ouest, a également un accès extérieur indépendant. Les poteaux et les poutres en béton brut ont été peints. Le reste des murs a été recouvert d'un enduit. Sobre, la chapelle est ornée de deux verrières en dalles de verre. Le chœur est installé sur une estrade recouverte de dalles de pierre. Un tabernacle est encastré dans le mur du chœur. A côté du chœur, une porte s’ouvre directement sur l'escalier menant à la sacristie et à la nef de l'église. Un rideau accordéon sépare la chapelle de la salle de conférence, permettant éventuellement une extension de la chapelle pour les assemblées plus conséquentes. La salle de conférence est également accessible par deux baies s'ouvrant sur le hall d’accueil et, côté ouest, sur le couloir. Des baies rectangulaires hautes placées sur la cloison séparant le couloir des salles de réunion et de la salle de conférence permettent la circulation de la lumière naturelle sur l'ensemble de l'étage. La salle de conférence a également un ensemble de cinq baies hautes, rectangulaires s'ouvrant sur le jardin du presbytère.

  • Murs
    • béton
    • béton armé
    • enduit
    • béton
    • parpaing de béton
    • enduit
  • Toits
    zinc en couverture
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    étage de soubassement, 2 vaisseaux
  • Couvrements
    • lambris de couvrement
  • Couvertures
    • terrasse toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre
    • escalier tournant à retours sans jour escalier en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre
    • escalier droit escalier en maçonnerie
  • Typologies
    baie rectangulaire (3e quart 20e siècle)
  • Statut de la propriété
    propriété d'une association diocésaine

Documents d'archives

  • Cité de l'architecture et du patrimoine, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle : 386 IFA. Fonds Jacques Gauthier (1907-1981). Dossier 11 : Cité paroissiale de Palente, Besançon. [1956-1960]

    Cité de l'architecture et du patrimoine, Centre d'archives d'architecture du XXe siècle : 386 IFA
  • Besançon, archives municipales : 20 w 37. Service de Voirie. Demande bulletin d'alignement. 1956.

    Archives municipales, Besançon : 20 w 37
  • Besançon, Commission diocésaine d'art sacré : non coté. Archives du centre paroissial Saint-Pie X. [1954-2020].

    Commission diocésaine d’Art Sacré de Besançon : non coté
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Campion Jo-Ann
Campion Jo-Ann

Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-

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