Dossier d’œuvre architecture IA21005966 | Réalisé par
Gézolme Guillaume (Contributeur)
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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  • enquête thématique régionale, fortifications royales et nationales en Bourgogne-Franche-Comté
fort de Varois
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne-Franche-Comté
  • Commune Varois-et-Chaignot
  • Adresse 14 promenade du Fort
  • Cadastre 2025 AH 72-74, 76
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    fort Charlet
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    double caponnière, fossé, corps de garde, poudrière, caserne, batterie, magasin de munitions

Après la défaite de 1870, le gouvernement d'Adolphe Thiers en 1873 retient le projet de défense du territoire du général Séré de Rivières. Dijon est un axe de communication stratégique, ce qui motive l’implantation d'une ceinture fortifiée capable de ralentir une attaque ennemie. Le fort de Varois est l’un des huit ouvrages fortifiés construits à partir de 1874 autour de Dijon. Il a pour mission de contrôler la route de Gray et les liaisons depuis la Haute-Saône. Une fois l'achat des terrains effectué pour la somme de 54 283,25 francs, la construction du fort est mise en adjudication. L’entrepreneur François Ferry (Vosges) est retenu, ainsi que pour celle du chantier de la redoute de Saint-Apollinaire dont le coût de construction est de 220 000 francs. Le chantier débute en 1878 et semble totalement achevé en 1880. Le cahier des charges mentionne la provenance des matériaux : la pierre de taille et les moellons seront pris aux carrières d'Is-sur-Tille et Comblanchien, les pavés à Sainte-Sabine. Des batteries détachées complètent le site. Le fort de Varois est classé en 1ère catégorie. En 1887, il est rebaptisé fort Charlet (officier dijonnais tué en 1795 lors des campagnes d'Italie). Le fort n'est pas modernisé suite à la crise de l'obus torpille. En 1914, il est rétrogradé en 3e catégorie. En 1915, ses pièces d'artillerie sont envoyées sur le front. De 1916 à 1919, il sert de lieu de détention pour des soldats allemands. Il ne joue aucun rôle majeur au cours des deux conflits mondiaux et il est totalement déclassé en 1954. En avril 2007, il est protégé au titre des Monuments historiques.

Implanté à 230 m d’altitude, le fort a la forme d'un polygone hexagonal élevé. Il a des murs en pierre de taille et moellons calcaires. L’ensemble des bâtiments sont revêtus par des masses couvrantes de terre et végétaux. Un fossé délimite l'emprise du site dont les murs de contrescarpe sont soutenus par des arceaux en décharge et ceux d'escarpe entièrement maçonnés (avec des coffres de tir au niveau de la gorge). Le bâtiment d'entrée a une porte (autrefois précédée d’un pont-levis à bascule) à deux vantaux, encadrée par deux pilastres à bossage avec alternance de pierre calcaire et de grès, et surmontée d'un entablement dont la frise porte le nom du fort et les dates de construction. Ce premier bâtiment s'organise sur deux étages : un rez-de-chaussée et un étage de soubassement comprenant les latrines et lavabos, ainsi que l'accès aux casemates de tir de l'escarpe. Passé ce bâtiment et la cour, la caserne comprend les chambres du régiment sur deux étages ; la cage d'escalier de gauche a conservé sa rambarde d'origine. Aux extrémités de la cour se situent les poudrières et les couloirs d'accès à la rue des Remparts. 13 traverses-abris sont présentes le long de l’artère dont deux traverses sont des anciennes casemates à tir direct. Une galerie voûtée (capitale) depuis la cour traverse la caserne et permet d'accéder à la double caponnière du front de tête (avec rampe d’accès). Celle-ci dispose d'une vaste salle en voûte d'arêtes soutenue par des piliers. Les créneaux verticaux et horizontaux flanquent le fossé sur deux axes. Les axes nord et sud sont défendus par des ailerons (simple caponnière).

La batterie annexe de droite présente un alignement de 10 traverses-abris dont une disposant d'un corps de garde et d'un dépôt de munitions.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • pierre de taille
    • brique
    • grès
  • Toits
    terre en couverture
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée, 1 étage carré
  • Couvrements
    • voûte en canonnière
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier isolé
    • escalier intérieur : escalier en charpente métallique
    • escalier intérieur : escalier en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    rampe d'accès
  • Statut de la propriété
    propriété d'une société privée
  • Protections
    inscrit MH, 2007/04/11
  • Précisions sur la protection

    Le fort, y compris la batterie annexe du flanc droit (cad. AH 72 à 74,76) : inscription par arrêté du 11 avril 2007.

  • Référence MH

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J Génie militaire. Place de Dijon. 1877-1968.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J
    22 J 16, 22 J 17, 22 J 18

Bibliographie

  • Malchair, Luc ; Frinjs, Marco ; Moulin, Jean-Jacques ; Puelinckx, Jean. Index de la fortification française 1874-1914. Liège : Autoédition, 2008.

  • Sonnet, Bernard. Dossier de protection du fort de Varois. Dijon : Drac de Bourgogne, Conservation régionale des Monuments historiques, 2005.

  • Truttmann, Philippe. La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières (1872-1914). Nouv. éd. Thionville : G. Klopp, 2017. 1ère édition en 2000.

Documents figurés

  • [Fort de Varois. Plans et coupes de la descente vers la double caponnière et de la traverse 17]. Dessin, par Derougemont. 1878.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 16
  • [Fort de Varois. Plans et coupes du magasin à poudre]. Dessin, par Derougemont. 1878.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 16
  • Croquis n° 6 annexé au procès-verbal de conférence du 10 juin 1879. Plan du rez-de-chaussée. Diazographie, s.n. 1879. Échelle au 1/1 000.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 18
  • Fort de Varois. Croquis d’exécution des batteries annexes. Dessin (plume, lavis), par Derougemont. 31 mai 1880.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 17
  • Fort de Varois. Traverses. Dessin (plume, lavis), par Lamiable. 15 mai 1880. Échelle au 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 15
  • Forts de Varois. Magasins à poudre. Dessin (plume, lavis), s.n. 1885. Echelle au 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 15
  • Fort de Varois. Descente de l'aileron de droite. Dessin (plume, lavis), s.n. 1885. Échelle au 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 15
  • Fort de Varois [caponnière du front de tête, caponnière de gauche, plan des chapes]. Dessin (plume, lavis), par Billiette. 22 avril 1887. Sans éch.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 15
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Gézolme Guillaume
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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