Dossier d’œuvre architecture IA21003324 | Réalisé par ;
Gézolme Guillaume (Contributeur)
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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  • enquête thématique régionale, fortifications royales et nationales en Bourgogne-Franche-Comté
fort d'Hauteville
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne-Franche-Comté
  • Commune Hauteville-lès-Dijon
  • Adresse route du Fort
  • Cadastre 2005 D 370, 375
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    fort Carnot
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    batterie, poudrière, double caponnière, fossé, corps de garde, magasin de munitions, casemate, caserne

Après la défaite de 1870, le gouvernement d'Adolphe Thiers retient en 1873 le projet de défense du territoire du général Séré de Rivières. Dijon est un axe de communication stratégique, ce qui motive l’implantation d'une ceinture fortifiée capable de ralentir une attaque ennemie. Le fort d'Hauteville est l’un des huit ouvrages fortifiés construits à partir de 1875 autour de Dijon. Il a pour mission de contrôler la route nationale 71 en direction de Troyes et de surveiller les nombreuses combes avoisinantes. Le projet du fort est à l'étude à partir du 14 avril 1877. Le 21 août suivant, le fort est déclaré d’utilité publique et il est urgent d’acquérir les parcelles pour l'établir. Les travaux débutent en septembre sous la houlette de la direction du génie de Bourges. Les expropriations sont toujours en cours en octobre, suite à une décision du tribunal. L'ouvrage est terminé le 31 décembre 1880 pour un coût total estimé à 1 200 000 francs. Il peut loger jusqu’à 600 hommes. Entre 1885 et 1914, il sert d'entrepôt pour du matériel militaire. En 1915, à la suite d’un déclassement, il est désarmé pour approvisionner le front en canons. Le fort sert de prison pour les prisonniers allemands. Dans l'entre-deux guerres, il poursuit sa fonction de dépôt militaire et sera occupé par les Allemands à partir de 1940. Il est de nouveau utilisé comme prison, jusqu’en septembre 1944, pour des ressortissants français (la maison d'arrêt de Dijon, située rue d'Auxonne, est surpeuplée en raison de la répression opérée par l'occupant allemand), puis après la libération de Dijon, il sert entre 1945 à 1947 pour des prisonniers allemands. Ces derniers ont transformé une casemate en chapelle, l'ornant de peintures murales. L’ensemble des bâtiments de casernement sont couverts de tuiles entre 1959 et 1960. L’armée demeure propriétaire des lieux jusqu'à son départ en 2008, année qui correspond à sa protection en tant que Monument historique. En 2012, le site est acquis par la commune.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1877, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Séré de Rivières Raymond Adolphe
      Séré de Rivières Raymond Adolphe

      Séré de Rivières, Raymond Adolphe (1815-1895). Ingénieur militaire français, il met en place un système de fortifications portant son nom à partir de 1874 dans les zones frontalières du pays. Directeur du Génie à partir de 1874, il sera surnommé le "Vauban du 19e siècle".

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      inspecteur des fortifications attribution par travaux historiques

Situé à 420 m d’altitude et tourné vers Paris, le fort est de forme rectangulaire. A batteries basses et sans cavalier d'artillerie, il est entouré par un fossé profond de 6 m. Contrairement aux autres forts Séré de Rivières de Dijon, il a, à sa gorge, une caponnière double (entourée d'un fossé diamant) détachée (cas unique) et seulement reliée au bâtiment d'entrée par un mur crénelé. L'ouvrage sert de pilier au pont mobile de type Fraizier, du nom de l'ingénieur qui l'a inventé. Une partie du mécanisme (les bielles) est encore visible. L'espace de casernement, sur deux et quatre étages, s'organise autour de la cour centrale relativement étroite. Les façades disposent d'un appareillage de qualité en pierre de taille et brique. Les casernes et leurs salles voûtées disposent de murs épais au minimum d’un mètre et sont recouvertes par une couche de terre capable d’amortir les projectiles ennemis. Depuis la cour, la galerie centrale (capitale) et les deux gaines latérales permettent d’accéder à couvert au front d'attaque. La rue des Remparts a 11 traverses-abris dont 5 enracinées. Celle de gauche rejoint la seconde double caponnière du fort, tandis que celle de droite à une simple caponnière. Une des traverses abris est surnommée la "chapelle" en raison de ses peintures murales. Le fort contient deux poudrières d'une capacité de 80 tonnes, ainsi que deux citernes. La batterie annexe nord a conservé ses deux traverses : à noter que l'une d'entre elles est retranchée par un mur percé de meurtrières.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • pierre de taille
    • brique
  • Toits
    tuile, végétal en couverture
  • Étages
    2 étages de soubassement, 2 étages carrés
  • Couvrements
    • voûte
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier intérieur : escalier en équerre
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2006/03/17
  • Précisions sur la protection

    Le fort, en totalité (cad. D 370) : inscription par arrêté du 17 mars 2006.

  • Référence MH

Cas unique d'un pont-levis à bielles pendantes avec un mécanisme en fonte.

Documents d'archives

  • Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J Génie militaire. Place de Dijon. 1877-1968.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J

Bibliographie

  • Bauer, Dominique ; Ducerveau, Michel ; Marlier, Alain. Origines et histoire du fort d'Hauteville 1880-1980. Réalisation : 602e Régiment de circulation Routière, 1980.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : BR 1/1533
  • Blondan, Michel. Le Fort d’Hauteville-lès-Dijon, annexe de la Maison d’arrêt de Dijon (1941-1944). Document du mois par Archives départementales de la Côte-d’Or. 2024.

  • Malchair, Luc ; Frinjs, Marco ; Moulin, Jean-Jacques ; Puelinckx, Jean. Index de la fortification française 1874-1914. Liège : Autoédition, 2008.

  • Sonnet, Bernard. Dossier de protection du fort d'Hauteville. Dijon : Drac de Bourgogne, Conservation régionale des Monuments historiques, 2005.

  • Truttmann, Philippe. La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières (1872-1914). Nouv. éd. Thionville : G. Klopp, 2017. 1ère édition en 2000.

Documents figurés

  • Pont-levis à bielles, essai de restitution. Dessin, par Philippe Truttman. S.d. [2017?].

    P.226, 227 dans "barrière de fer".
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005, 2026
(c) Grand Dijon
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Gézolme Guillaume
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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