Dossier d’œuvre architecture IA21003260 | Réalisé par ;
Gézolme Guillaume (Contributeur)
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • enquête thématique régionale, fortifications royales et nationales en Bourgogne-Franche-Comté
redoute de Saint Apollinaire
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne-Franche-Comté
  • Commune Saint-Apollinaire
  • Adresse allée Séré-de-Rivières
  • Cadastre 2005 AK 668
  • Dénominations
    redoute
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    double caponnière, caserne, fossé, poudrière, corps de garde, casemate

Dès 1857, un mémoire du chef de génie Munier met en avant la nécessité d'occuper militairement la localité de Saint-Apollinaire, afin de contrôler une route par laquelle un corps d'armée ennemi pourrait passer pour attaquer Dijon. Après la défaite de 1870, le gouvernement d'Adolphe Thiers retient en 1873 le projet de défense du territoire du général Séré de Rivières. Dijon est un axe de communication stratégique, ce qui motive l’implantation d'une ceinture fortifiée capable de ralentir une attaque ennemie. La redoute de Saint-Apollinaire est l’un des huit ouvrages fortifiés construits à partir de 1874. Sa fonction est de contrôler la communication entre la route de Langres et celle de Gray, ainsi que de protéger la plaine de Varois. En 1877, le projet de construction de cet ouvrage est confié à Girard, chef de bataillon, et Derougemont, capitaine de la direction du Génie basée à Bourges. Le choix se porte sur l'érection d'une redoute, ouvrage de moindre importance qu'un fort, et qui a vocation à pouvoir porter de l’artillerie et contenir une petite garnison. Le plan du 5 mars 1877 prévoit l'installation de deux doubles caponnières aux saillants nord et de simples caponnières aux saillants sud dans les fossés. Finalement, les saillants sud ne sont pas équipés de caponnières, le saillant 2 a une simple canonnière et seul le saillant 1 est équipé d'une double caponnière. Ce système est jugé suffisant pour protéger les fossés en cas d'attaque rapprochée. Avant leur comblement partiel, l’ouvrage disposait de fossés dont l’escarpe et la contrescarpe étaient soutenues par des arcs en décharge. Un pont fixe donnait accès au ravelin protégeant le rempart de gorge. Le casernement envisagé se composait de 168 couchages pour les soldats, 12 pour les sous-officiers et 24 pour les officiers. Magasins, cuisines, locaux de punitions, latrines, puits sont également projetés, ainsi qu'une poudrière. Les carrières de Comblanchien et d’Is-sur-Tille alimentent le chantier, qui prend fin en 1880. Les plateformes de tir "en barbette" sont équipées de canons de 4 et du 155 long de Bange (mis au point en 1877). La redoute ne joue aucun rôle militaire, d'autant qu'elle est obsolète dès 1885 à cause de la crise de l’obus torpille. En 1915, à l'instar des autres forts de Dijon, elle est déclassée et désarmée pour alimenter les fronts de guerre en pièces d’artillerie. Néanmoins, elle est conservée pour éventuellement servir de base arrière. Dans les années 1930, des cuves anti-aériennes sont implantées en cas de bombardements. En 2008, le site est protégé au titre des Monuments historiques. Propriété de la commune, il est reconverti en lieu de promenade et parcours sportif.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1878, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Séré de Rivières Raymond Adolphe
      Séré de Rivières Raymond Adolphe

      Séré de Rivières, Raymond Adolphe (1815-1895). Ingénieur militaire français, il met en place un système de fortifications portant son nom à partir de 1874 dans les zones frontalières du pays. Directeur du Génie à partir de 1874, il sera surnommé le "Vauban du 19e siècle".

      Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
      inspecteur des fortifications attribution par source

La redoute, en forme de trapèze, est construite sur un modèle polygonal, à 290 m altitude. L'accès à la gorge est protégé par un ravelin dont les murs sont percés de meurtrières. La cour de celui-ci est fermée par une porte métallique donnant sur un passage voûté, défendu par deux corps de garde latéraux. L'espace de casernement se compose de six casemates dont quatre sont prévues pour loger la garnison. Cet espace contient aussi des magasins, locaux pour l’infanterie et l'artillerie, et une poudrière, accessible par un couloir intérieur en arrière des casemates. La capitale et deux galeries couvertes desservent la rue des Remparts. Celle-ci distribue neuf traverses-abris dont une enracinée et deux autres pour accéder aux caponnières, ainsi qu'à une batterie basse. Le front d'attaque est doté d'un fossé d'une largeur de 5 à 6 m. Une caponnière simple au saillant 2 et une double caponnière au saillant 3 flanquent les fossés des trois côtés exposés grâce à leurs créneaux.

  • Murs
    • calcaire pierre de taille
  • Toits
    végétal en couverture
  • Étages
    rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • terrasse
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2006/03/17
  • Précisions sur la protection

    La redoute (cad. AK 334, 460, 668, 670) : inscription par arrêté du 17 mars 2006.

  • Référence MH

Documents d'archives

  • Service Historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 2090 (1832, 1857). Mémoires militaires (historique, rôle, utilité, défense de la place, limites intérieures et extérieures) : plans. (1751-1882).

    Ministère de la Défense, Service historique de la Défense, Vincennes : 1 VH 2090

Bibliographie

  • Malchair, Luc ; Frinjs, Marco ; Moulin, Jean-Jacques ; Puelinckx, Jean. Index de la fortification française 1874-1914. Liège : Autoédition, 2008.

  • Sonnet, Bernard. Dossier de protection de la redoute de Saint-Apollinaire. Dijon : Drac de Bourgogne, Conservation régionale des Monuments historiques, 2005.

Documents figurés

  • Projets pour 1877 - Travaux de défense autour de Dijon. article 4. Construire la redoute de St Apollinaire. Dessin (plume, lavis), par Derougement. 5 mars 1877. Échelle pour la coupe 1/500 ; pour le plan 1/1 000.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 9
  • Caserne de la redoute de St Apollinaire. Dessin, par Derougemont. S.d [1877].

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 9
  • Redoute de St Apollinaire. Améliorations diverses. Dessin, par Derougemont. 21 février 1880. Échelle au 1/1 000.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 9
  • Fort de St Apollinaire. Caserne, magasin à poudre et latrines. Dessin (plume, lavis), s.n. 1885. Échelle de 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 8 (3)
  • [Fort de Saint Apollinaire : caponnière simple, créneaux et caponnière double]. Dessin (plume, lavis), s.n. 1885. Échelle 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 8
  • Fort de St Apollinaire. Traverses. Dessin (plume, lavis), s.n. 1885. Échelle de 1/200.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 8 (4)
  • Fort de St Apollinaire. Bâtiments accessoires. Dessin (plume, lavis), s.n. S.d [1898-1905]. Echelle au 1/1 000.

    Archives départementales de la Côte-d'Or, Dijon : 22 J 6
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005, 2026
(c) Grand Dijon
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Gézolme Guillaume
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble