Dossier d’œuvre architecture IA21000921 | Réalisé par
Inguenaud Virginie
Inguenaud Virginie

Inguenaud, Virginie. Chercheur au service de l'Inventaire de Bourgogne.

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Gézolme Guillaume (Contributeur)
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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  • enquête thématique régionale, fortifications royales et nationales en Bourgogne-Franche-Comté
fort de la Motte-Giron
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne-Franche-Comté
  • Commune Dijon
  • Adresse rue du Fort de la Motte-Giron
  • Cadastre 2025 DZ 174
  • Dénominations
    fort
  • Appellations
    fort Roussin
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    batterie, double caponnière, fossé, corps de garde, caserne, magasin de munitions, poudrière

Après la défaite de 1870, le gouvernement d'Adolphe Thiers retient en 1873 le projet de défense du territoire du général Séré de Rivières. Dijon est un axe de communication stratégique, ce qui entraine l’implantation d'une ceinture fortifiée capable de ralentir une attaque ennemie. Le fort de la Motte-Giron est l’un des huit ouvrages fortifiés construits à partir de 1874 autour de Dijon. Il a pour mission principale de contrôler la gare ferroviaire de l’agglomération. L'ouvrage sera le poste de commandement pour tous les autres forts et batteries ceinturant Dijon, pouvant communiquer grâce à sa tour héliographe. L'édifice est construit en un temps record, de 1874 à 1876, pour un coût estimé à 2 000 000 de francs. 1 500 ouvriers prennent part au chantier. Comme pour les autres forts dijonnais, ce sont les officiers du génie basés à Bourges qui sont en charge de la réalisation. L'ouvrage est conçu pour être en capacité de se défendre sur tous ses fronts. En effet, en cas d'attaque et de prise de la ville par l'ennemi, la Motte-Giron serait le réduit de la place forte. En 1887, il est rebaptisé fort Roussin. En 1885, le fort est confronté à la crise de l'obus torpille, due à l'invention de la mélinite, qui le relègue, comme les autres forts de Dijon ou ailleurs, au second plan. Il n'est pas cuirassé. En 1915, il est désarmé, son artillerie est transférée vers les fronts d'Artois et des Ardennes. Le fort, qui ne sera jamais attaqué, sert successivement de dépôt, de camp d’entrainement puis, à partir de 1917, de prison. Entre les deux guerres, il sert de camp de manœuvre et de magasins. De 1940 à 1944, il est occupé par l'armée allemande, qui y établit une prison de guerre. A l'instar des autres fortifications de Dijon, il est déclassé en 1954. Propriété de la ville depuis 2002, le fort est protégé au titre des Monuments historiques le 5 mai 2006.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1874, daté par source
  • Auteur(s)

Situé au sud-ouest de la ville, le fort a la forme d'un pentagone irrégulier culminant à 412 m d'altitude. Il est à classer dans les forts d'arrêt car tous ses fronts sont défendables, ce qui explique la présence d'un cavalier. Il est entouré d'un fossé flanqué par trois ailerons et une double caponnière. Après avoir passé le pont et le bâtiment d'entrée, comprenant un corps de garde, le bureau du casernier, celui du télégraphe et une prison, un passage couvert permet d’accéder à la cour du casernement des officiers à 10 travées. La seconde cour, bordée par les casernes (à gauche à 5 travées et à droite à 6), est réservée aux sous-officiers et soldats. Dotées de fenêtres superposées, les salles de la caserne sont néanmoins en rez-de chaussée, probablement pour gagner en luminosité. Les murs sont en moellons et pierres de taille calcaires, les ouvertures disposant d'encadrements en chainage harpé, recouverts d'une masse couvrante en terre. Une galerie-enveloppe chemine autour de cet espace tout en restant à couvert et dessert le cavalier. Celui-ci est accessible grâce à 7 escaliers dont 5 en fonte et 2 autres en pierre. 11 monte-charges permettent de faire transiter du matériel de guerre entre la galerie-enveloppe et les plateformes de tir au moyen de palans. Le cavalier comprend 17 traverses-abris. Le fort disposait aussi d'un poste optique (de type Mangin) à 6 créneaux orientés vers les forts avec lesquels la Motte-Giron communiquait ; le plus éloigné était celui de Chailluz de la ceinture de Besançon distant de 86 km.

Deux demi-batteries annexes, implantées à l’extrémité ouest du plateau, complètent le site.

  • Murs
    • calcaire moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    terre en couverture
  • Couvrements
    • voûte
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • terrasse
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour escalier en charpente métallique
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis sans jour escalier en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    monte-charge
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2006/05/05
  • Précisions sur la protection

    Le fort en totalité, y compris les batteries annexes (cad. DZ 131) : inscription par arrêté du 5 mai 2006.

  • Référence MH

Bibliographie

  • Bonnot, Michel. Architecture militaire et Patrimoine : le Fort de la Motte Giron. Dijon : Ville de Dijon, 2007.

    Bibliothèque municipale, Dijon : L BR.IV - 9952
  • Malchair, Luc ; Frinjs, Marco ; Moulin, Jean-Jacques ; Puelinckx, Jean. Index de la fortification française 1874-1914. Liège : Autoédition, 2008.

  • Truttmann, Philippe. La barrière de fer : l'architecture des forts du général Séré de Rivières (1872-1914). Nouv. éd. Thionville : G. Klopp, 2017. 1ère édition en 2000.

    p. 274, 278

Documents figurés

  • Panorama de Dijon pris du Fort de la Motte-Giron. Photographie, s.n. 1905.

    Bibliothèque municipale, Dijon : PHO 2 / 114
Date(s) d'enquête : 2006; Date(s) de rédaction : 2006, 2026
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Inguenaud Virginie
Inguenaud Virginie

Inguenaud, Virginie. Chercheur au service de l'Inventaire de Bourgogne.

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Gézolme Guillaume
Gézolme Guillaume

Guillaume Gézolme, chercheur. Région Franche-Comté puis Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 2014-

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Articulation des dossiers
Dossier d’ensemble