Dossier d’œuvre objet IM25001089 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Doubs
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Baume-les-Dames
  • Commune Baume-les-Dames
  • Lieu-dit Gondé
  • Adresse rue des Pipes
  • Dénominations
    système de transmission
  • Parties constituantes non étudiées
    turbine hydraulique, moteur électrique

Le système de transmission de l'usine, partiellement en place aujourd'hui, a été installé après 1904, date de création de l'usine RBF à Ivry-sur-Seine. Il a été mis en action grâce à l'énergie mécanique d'une turbine (en place) et de moteurs à gaz pauvres auxiliaires (disparus). A partir des années 1950, l'usine utilise l'énergie électrique pour mettre en jeu le parc de machines. L'atelier de fabrication de pipes est alors équipé de moteurs individuels (Unelec, Mape) qui ont fonctionné jusqu'à la fermeture de l'usine, et dont beaucoup sont encore en état de marche. Le moteur électrique des Ets Conti et Pécastaing (Montbéliard), installé dans l'atelier de mécanique, a actionné les machines jusqu'à l'arrêt de ce dernier, vers 1970. L'atelier de menuiserie, alimenté par un moteur de la Cie générale d'Electricité (Orléans), a fonctionné jusque vers 1970.

Le système de transmission de l'énergie permettait d'alimenter trois ateliers : l'atelier de fabrication de pipes, l'atelier de mécanique et celui de menuiserie. L'énergie motrice, fournie par une turbine à axe vertical, était transmise par le biais de deux engrenages coniques de renvoi et d'un arbre de transmission horizontal traversant, à une hauteur d'environ 3, 5 m, le passage entre le bâtiment d'eau et l'atelier. D'un diamètre de 9 cm, cet arbre reposait, au milieu du passage, sur un pilier couronné d'un palier, avant de pénétrer dans l'atelier de fabrication de pipes. Toutes les installations de cet atelier (volants et axes secondaires de transmission, renvois, poulies et courroies) ont été déposées, contrairement à celles des ateliers de mécanique et de menuiserie. Lorsque la turbine a été arrêtée, chacun de ces deux ateliers a été actionné par un moteur électrique, tout en conservant le même système de transmission des machines (axe, poulies et courroies). Les machines de l'atelier de pipes ont été mises en jeu par des moteurs électriques individuels, remplaçant quatre arbres secondaires de transmission. L'atelier de mécanique comprend un axe de transmission secondaire, de 4, 5 cm de diamètre et 15 m de long, reposant sur quatre consoles en fonte de marque RBF, fixées aux poteaux de fonte, et sept supports de même marque suspendus aux noues des sheds. 22 poulies en bois, d'une largeur variant de 7, 5 cm à 50 cm, et d'un diamètre allant de 9 cm à 80 cm (pour la poulie maîtresse) sont fixées sur cet arbre. Ces poulies permettaient d'entraîner, par l'intermédiaire de courroies, au moins 19 machines (17 encore en place). Deux de ces machines sont encore directement reliées à leur poulie d'entraînement par une courroie verticale. Les autres étaient équipées d'un mécanisme intermédiaire, fixé à l'aplomb des machines sous le shed. Ce mécanisme est constitué d'un jeu simple ou multiple de poulies de renvoi, permettant de relier la machine à l'arbre moteur par une courroie horizontale et une courroie verticale, au lieu d'une courroie oblique (plus dangereuse). De plus, le mécanisme est pourvu d'une manette pendante (ou d'une cordelette à poignée) permettant de débrayer la courroie sur une poulie folle. Les poulies multiples installées sur certains mécanismes permettent de faire varier la vitesse de la machine. Les courroies, en cuir, ont une largeur moyenne de 10 cm. Le système de transmission de l'atelier de menuiserie est assez similaire à celui de l'atelier de mécanique. L'arbre de transmission central, d'une longueur de 10 m, soutenu par trois consoles et trois supports en L de marque RBF, est alimenté par un moteur électrique. Il distribue l'énergie par poulies et courroies obliques à trois machines, et entraîne, par une courroie horizontale, un arbre de transmission secondaire fixé par quatre supports au mur nord de l'atelier. Cet arbre met en action deux autres machines (une troisième a disparu). Un autre arbre, partiellement en place sur le mur sud, laisse deviner une organisation plus ancienne de l'atelier.

  • Matériaux
    • fonte de fer
    • fer
    • acier
    • bois
    • cuir
  • Précision dimensions

    dimensions non prises

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant le fabricant, fondu
    • plaque signalétique
  • Précision inscriptions

    Inscription concernant le fabricant : RBF, Ivry-sur-Seine ; plaque signalétique (moteur électrique de l'atelier de mécanique) : Ets Conti et Pécastaing, 12 rue de Velotte, Montbéliard, machine Patay, type TR 50, n°751 C, 220/380 volts, 27/15, 5 ampères, 10 ch, 1400 t/m ; plaque signalétique (moteur électrique de l'atelier de menuiserie) : Ateliers d'Orléans de la Cie générale d'Electricité, moteur asynchrone triphasé, type 211.4 DC AP, n°447166, 380 volts, 12, 1 ampères, 7 ch, 1410 t/m.

  • État de conservation
    • hors état de marche
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
Date(s) d'enquête : 2002; Date(s) de rédaction : 2002
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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Édifice
usine de tabletterie (usine de pipes Ropp), actuellement musée

usine de tabletterie (usine de pipes Ropp), actuellement musée

Commune : Baume-les-Dames
Lieu-dit : Gondé
Adresse : rue des Pipes