Dossier d’œuvre architecture IA90000036 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Territoire de Belfort
tréfilerie, câblerie Stein
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Territoire de Belfort - Danjoutin
  • Commune Danjoutin
  • Adresse 22 rue du Général Leclerc
  • Cadastre 2000 BE 117
  • Dénominations
    tréfilerie, câblerie
  • Appellations
    câblerie Stein
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, magasin industriel, bureau, vestiaire d'usine, logement

Fondée en 1827 à Mulhouse (68) par Martin Stein, la société "Tréfileries et Câbleries Stein SA" s'implante vers 1880 à Danjoutin dans de nouveaux bâtiments. Spécialisée dans la fabrication de cordages et câbles métalliques destinés à l'industrie, elle fournit les câbles d'acier de la tour Eiffel et la câblerie du funiculaire du Mont-Blanc. La date 1893 et les initiales AS (Adolphe Stein) figurent sur le pignon de deux ateliers de fabrication. En 1912, la société acquiert l'usine de Filature et Corderie Boulonnaise au Portel (62) afin de trouver de nouveaux débouchés dans la pêche industrielle. L'usine de Danjoutin allie le tréfilage des fils d'acier et l'assemblage des câbles, dont le diamètre atteint 120 mm pour une longueur maximale de 1000 m. Endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, elle est vendue par la famille Stein après 1945. Elle retrouve un second souffle dans les années 1960, sous l'impulsion de l'armateur M. Hochart, en s'orientant vers la production de câbles de diamètres fins destinés à l'usage du cycle et de l'automobile. En 1976, la câblerie transforme 200 tonnes d'acier par mois en 6000 km de câbles. La production s'est également orientée vers une gamme moyenne destinée aux machines agricoles, engins de levage et manutention, remontées mécaniques, industrie de la pêche, etc. Un magasin industriel a été bâti vers 1980. Une machine à vapeur Samuel Walker et Cie à Lille (59) attestée en 1907. 50 toronneuses et câbleuses en fonctionnement en 1976. 43 personnes en 1882, 130 en 1931, 55 en 1976, 35 en 1999.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 2e moitié 20e siècle
  • Dates
    • 1893, porte la date, daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Les ateliers de fabrication sont en moellon de calcaire (pour les plus anciens) ou parpaing de béton, enduit ou à essentage métallique, couverts de toits à longs pans et sheds, tuile mécanique et fer en couverture. L'ancien bureau est en moellon de calcaire et enduit, à un étage carré. Le magasin industriel est en parpaing de béton, couvert d'un toit à longs pans en tôle.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • béton parpaing de béton
    • essentage de tôle
    • pan de fer
  • Toits
    tuile mécanique, fer en couverture, verre en couverture
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • shed
  • Énergies
    • énergie électrique
    • achetée
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Manufacture de Câbles et Cordages de Danjoutin-Belfort, Stein & Cie. Carte postale, s.d. [fin 19e ou début 20e siècle].

    Archives municipales, Belfort : 4 Fi 496
Date(s) d'enquête : 1999; Date(s) de rédaction : 1999
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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