Dossier d’œuvre architecture IA70000781 | Réalisé par
Gandini Julie (Contributeur)
Gandini Julie

Élève conservateur à l'Institut national du patrimoine. Stagiaire au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté de juillet à décembre 2016.

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Favereaux Raphaël (Contributeur)
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • enquête thématique régionale, val de Saône
  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
Huilerie de Chemilly
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val de Saône - Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
  • Commune Chemilly
  • Adresse Grande rue
  • Cadastre A 386

L'huilerie de Chemilly résulte d'une activité locale de production d'huile (navette, noix, œillette, colza), initiée avant la Seconde Guerre mondiale, par Constant Gevrey, l'arrière grand père du propriétaire actuel, dans sa ferme située au centre du village. Les matrices cadastrales révèlent que Constant Gevrey était propriétaire de sa maison et de l'huilerie en 1926. Au début de la Seconde Guerre, en 1940-1941, un nouveau bâtiment est construit au nord de la ferme, au croisement de la route départementale 6 et du chemin montant au château. Après la guerre, la famille Gevrey se spécialise dans la production d'huile de colza. Les fils Jean et Pierre Gevrey poursuivent l'entreprise paternelle. La production s'arrête vers 1975 à Chemilly mais la succession de l'entreprise est assurée par Denis Brand, qui transfère l'huilerie chez lui à Montigny et diversifie la production à la fabrication d'amorces de pêche.

L'équipement technique de l'atelier aurait été conçu par un dénommé Gilbert Denoix (?), qui aurait été à l'origine de la conception technique d'autres moulins dans la région. Les machines étaient actionnées par des moteurs électriques, dont deux sont encore en place. Pierre Gevrey, le frère du propriétaire d'origine, indique aujourd'hui que 3kg de grains sont nécessaires pour produire un litre d'huile.

Aujourd'hui le bâtiment industriel est désaffecté, conservant une importante partie des machines de production. Une autre partie de ces machines a été rapatriée à l'huilerie-moulin de Fondremand (70), remis en activité dans les années 2000.

  • Période(s)
    • Principale : 20e siècle , daté par tradition orale

Le bâtiment de plan rectangulaire est construit en briques creuses et moellons calcaire enduits, couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique. L'élévation est constituée d'un étage carré et d'un étage en surcroît.

La chaîne de production s'organise autour d'un système de circulation verticale des matières premières, grâce à un système de godets élévateurs.

- Les matières oléagineuses sont montées à l'étage en surcroît, soit par un monte-sac actionné par un moteur électrique, un treuil et une transmission par poulies et courroies, soit par deux élévateurs à godets traversant le bâtiment verticalement, sur les trois niveaux. Stockées dans l'étage de comble, les graines sont distribuées par des conduits fermés en bois, des trémies, soit dans un trieur (disparu), soit vers une cellule à grains située à l'angle nord.

- A la sortie du trieur, les graines tombent par une trémie dans le broyeur à deux paires de cylindres Laurent et Collot, situé au premier étage. Ce broyeur est mis en jeu par un moteur électrique, qui actionne également, via une transmission verticale par courroies, les machines situées au rez-de-chaussée. Ce premier étage est traversé dans l'axe longitudinal par une ossature en béton armé permettant de supporter les charges de l'étage en surcroît.

- Les matières broyées sont acheminées au rez-de-chaussée et chauffées avant de passer dans les presses. Elles sont alimentées par une pompe hydraulique et son régulateur, qui assurent une compression maximale de 300 bars. L'huile extraite est ensuite raffinée sur place (l'équipement de raffinage a été démantelé). Un atelier de conditionnement, stockage, pesée et magasin, est également situé au rez-de-chaussée. Une presse en continu (Laurent et Collot?), placée au nord de l'atelier, a été vendue. Les galettes de tourteaux, résidus des pressées, étaient vendues pour l'alimentation du bétail.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • brique creuse pierre avec brique en remplissage enduit
  • Toits
    tuile mécanique
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, étage en surcroît, rez-de-chaussée
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit

Documents d'archives

Date(s) d'enquête : 2016; Date(s) de rédaction : 2016
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Gandini Julie
Gandini Julie

Élève conservateur à l'Institut national du patrimoine. Stagiaire au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté de juillet à décembre 2016.

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Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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