Mongreville, Jérôme. Photographe. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1983-2024.
- patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Haute-Saône - Gray
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Commune
Champtonnay
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Lieu-dit
la Vendue
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Adresse
7 route de Besançon
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Cadastre
2008 ZD 70, 71
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Dénominationstuilerie, briqueterie
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Destinationslogement, ferme
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Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, four industriel, pièce de séchage, logement, four à pain, poulailler, étable, fenil
Par ordonnance royale du 19 février 1839, Noël Poisse, Jean-François Jeannot et Joseph Tiébaud sont autorisés à construire une tuilerie au lieu-dit "les Vendues". Le linteau de la porte du logement est gravé du millésime 1839. La tuilerie aurait été acquise par Claude Dubois en 1842. Le 3 février 1858, Nicolas Dubois obtient l'autorisation de construire un aqueduc sur le fossé de la route pour accéder à la carrière d'argile. La tuilerie est exploitée par trois générations de la famille Dubois (Nicolas, Henri, puis Emile), jusqu'à sa fermeture en 1922. Cette entreprise familiale n'aurait jamais été mécanisée. Elle produisait des tuiles plates, des briques, des carreaux de sol et de la chaux. La terre était extraite à l'est des bâtiments et malaxée à la main. Les pièces étaient formées dans des moules métalliques et en bois. Après un passage dans le séchoir, elles étaient cuites dans le four chauffé au bois. Les bâtiments ont été reconvertis peu après la fermeture en exploitation agricole : le bâtiment du four abrite encore aujourd'hui une étable, et le séchoir sert de fenil et d'étable. Ces deux édifices n'ont quasiment pas été modifiés depuis la fin de l'activité, ce qui a valu au site une inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1993.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 19e siècle
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Dates
- 1839, porte la date, daté par travaux historiques
Le bâtiment du four possède une charpente en sapin, avec toit à croupes et tuile plate, coiffée d'un large lanterneau débordant à l'aplomb du four. Ce dernier, construit extérieurement en moellon de calcaire, a son entrée aujourd'hui obturée par une citerne. Le séchoir possède une charpente en chêne et sapin, avec toit à longs pans et croupes, dont la couverture de tuile plate et mécanique aurait été reprise en 1961. Ces bâtiments, caractéristiques par leur hautes toitures dont les versants descendent presque au niveau du sol, communiquent par un passage couvert. Le logement, construit en moellon de calcaire enduit, comprend un étage carré, et est couvert d'un toit à longs pans en tuile plate. Le bâtiment en retour d'angle, abritant une étable et un fenil, est couvert d'un toit à demi-croupes, tuile plate et mécanique.
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Murs
- calcaire
- enduit
- moellon
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Toitstuile mécanique, tuile plate
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Étages1 étage carré
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Couvrements
- charpente en bois apparente
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Couvertures
- toit à longs pans
- appentis
- croupe
- demi-croupe
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État de conservationétablissement industriel désaffecté
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Éléments remarquablesatelier de fabrication, pièce de séchage
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Protectionsinscrit MH partiellement, 1993/10/05
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Précisions sur la protection
Hangar du four et hangar de séchage, y compris le passage couvert qui les relie (cad. ZD 71) : inscription par arrêté du 5 octobre 1993.
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Référence MH
L'établissement de Champtonnay constitue l'un des derniers témoins de l'industrie de la tuilerie-briqueterie régionale, représentée au 19e siècle par de nombreuses et petites unités de fabrication.
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
- SCAN 25 © IGN - 2008, Licence n°2008CISE29-68.
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Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-
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