Dossier d’œuvre architecture IA70000122 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
moulin à farine et à huile, puis atelier de sabotier
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Saône - Faucogney-et-la-Mer
  • Hydrographies dérivation du Breuchin
  • Commune Sainte-Marie-en-Chanois
  • Lieu-dit sur le Breuchin
  • Cadastre 1826 B 75 à 83 ; 2005 B 120 à 123, 474, 475
  • Dénominations
    moulin à farine, moulin à huile, atelier
  • Précision dénomination
    atelier de sabotier
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, logement, partie agricole, bief de dérivation

Le moulin à farine figure sur la carte de Cassini (1760). Lorsque les habitants de la commune demandent en 1858 la réglementation du moulin, dit Constantin, son propriétaire, le sieur Juster mentionne un "acte par lequel le baron de Saint-Maurice Sainte-Marie aurait vendu le moulin en 1684 moyennant rente perpétuelle". Le moulin est réglementé par arrêté préfectoral du 13 novembre 1858 ; il est équipé de "trois paires de meules, d'une huilerie et d'une ribbe mues par 5 roues à palettes droites recevant l'eau de côté". Le moulin cesse de fonctionner au début du 20e siècle. En 1942, François Bresson y installe un petit atelier de saboterie, repris par ses fils Marcel (jusqu'en 1961) et Albert (jusqu'en 1987). Les 2 roues hydrauliques (une pour la paire de meule à farine et l'autre pour le moulin à huile) ont été remplacées par une turbine vers 1950. L'atelier conserve encore les machines de fabrication des sabots. Il subsiste, sur la rive gauche du bief, une paire de meules à huile (ou ribe), primitivement protégées par un petit édifice (aujourd'hui disparu). Présence de deux roues hydrauliques en dessous au début du 20e siècle. Outre les machines de production de la saboterie (étudiées : IM70001035), l'établissement conserve une turbine hydraulique (déposée) de marque Comélor (Fougerolles, 70) de 25 ch. Quatre personnes dans l'après-guerre.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 18e siècle
  • Dates
    • 1745, porte la date, daté par tradition orale

Tous les bâtiments sont en moellon de grès enduit, couverts de dalles en grès (lave). La date 1745 est gravée sur la clé d'arcade de la grange. Le bâtiment du moulin comprend la chambre des meules (devenue atelier de sabotier), dont le pignon est longé par le bief, le logement et les parties agricoles.

  • Murs
    • grès
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile mécanique, grès en couverture
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
  • Énergies
    • énergie hydraulique
    • produite sur place
    • turbine hydraulique
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    machine de production

L'intérêt de cet atelier, de dimension artisanale, laissé tel quel depuis la fin de l'activité, se justifie par la présence de l'ensemble des machines de fabrication de sabots, et de celle des matériaux en place.

Documents figurés

  • Plan de détail. Usine du sieur Juster. Toile, plume, lavis, échelle 1:1250, 1858, par Cadot (ingénieur civil)

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 277 S 36
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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