Dossier d’œuvre architecture IA70000118 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
tissage de coton Dorget dit tissage du Haut, actuellement maison et centrale hydroélectrique
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Saône - Faucogney-et-la-Mer
  • Hydrographies dérivation de la Croslière
  • Commune La Longine
  • Adresse impasse du Tissage
  • Cadastre 2005 AB 9, 189, 190, 192, 194 à 202, 427, 428 à 430, 440 à 445
  • Dénominations
    tissage
  • Précision dénomination
    tissage de coton
  • Appellations
    Tissage du Haut
  • Destinations
    maison, centrale hydroélectrique
  • Parties constituantes non étudiées
    bâtiment d'eau, conduite forcée, logement, logement d'ouvriers, écurie

Un petit tissage d'une vingtaine d'ouvriers aurait été installé par un certain Morel en 1860. Il aurait été acquis par madame veuve Adolphe Forel en 1862, puis en 1865 par Jules Dorget. Dénommé tissage mécanique au moins à partir de 1867, on y fabrique de la cretonne et des croisés divers. Deux chutes d'eau - avec conduite forcée et turbine - sont aménagées dans les années 1920, probablement destinées à desservir un nouvel établissement (filature puis tissage), dénommé usine du Bas (IA70000117). La société prend à cette époque le nom de Filatures et Tissages Mécaniques Carlos Dorget ; elle produit du calicot, du satin léger et du satin lourd, de la moleskine, des envers croisés et des croisés lourds. Dans les années 1960, la production annuelle de coton écru atteint 1200 t. Dévastée par un incendie, l'usine textile originelle cesse ses activités en 1978. Laissée sans affectation, elle a été rasée en 2002, à l'exception de logements, de dépendances et de deux bâtiments d'eau, dont un abrite les turbines de la petite centrale hydroélectrique, propriété de la société Pernot.

Présence de 226 métiers en 1897. Installation d'une chaudière horizontale Scheidecker et Kohl (Lure, 70) pour la machine à vapeur en 1911. 200 métiers mus par l'électricité en fonctionnement en 1918, contre 400 en 1929. Une turbine Francis de 180 ch des Ets Goulut-Borne (Luxeuil, 70) en place dans les années 1930. Deux turbines modernes ont été mises en service en 2005 pour la centrale hydroélectrique.

27 hommes, 60 femmes et 12 enfants sont employés en 1875, et 41 hommes, 38 femmes et 38 enfants en 1893. L'usine emploie 170 personnes en 1918, et 300 en 1967 (y compris ceux de l'usine du Bas).

  • Période(s)
    • Principale : 19e siècle , daté par travaux historiques, daté par tradition orale

Les logements sont construits en moellon de grès enduit, à un étage carré, toit à longs pans (à croupes pour celui qui semble avoir été la résidence du responsable de l'usine) et tuile mécanique. L'écurie possède une charpente en bois ; son pignon oriental est bardé d'un lattis ajouré dessinant des motifs à chevrons.

  • Murs
    • grès moellon enduit
    • bois pan de bois
  • Toits
    tuile mécanique
  • Étages
    1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • croupe
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place turbine hydraulique
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2005; Date(s) de rédaction : 2005
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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