Barres B1 à B10 :
Ces immeubles sont issus du nouveau programme commandé à l’architecte Jean Louria et réalisé à partir de la fin des années1960. Un nouveau plan de masse est dessiné par J. Louria et la construction des immeubles est à nouveau scindée en différents programmes, à leur tour divisés en tranches. Le premier programme de J. Louria est prévu pour 226 logements répartis en 10 barres, de B1 à B10. Certaines archives datant du début de la procédure font mention d’une cinquième tranche de travaux dans la continuité de la construction des bâtiments A à K. En réalité, cela correspond bien au nouveau programme de J. Louria.
Le premier permis de construire est validé le 25 avril 1968 pour les bâtiments B7 à B10 qui représentent 76 logements. Un dossier de permis rectificatif est cependant déposé le 28 mai 1968 suite aux variantes proposées, et validées, par l’entreprise Cormier lors de la consultation mais également pour être en conformité avec les directives ministérielles ayant pour objet de réduire le prix des ouvrages et le loyer. Parmi les modifications apportées sur les nouveaux plans (datés de septembre et octobre 1968), on trouve : la réduction des surfaces habitables, le regroupement des colonnes de vide-ordures par cage d’escaliers afin d’en réduire le nombre, la modification des toitures originalement prévues à pans en toiture-terrasse, la suppression de la pièce du séchoir et des modifications des châssis extérieurs. En effet, si au début J. Louria avait souhaité que «pour des raisons homogénéité avec les bâtiments déjà réalisés à proximité » (Notice descriptive sommaire, 1er avril 1968, J. Louria, Archives municipales de Cosne-Cours-sur-Loire) les nouvelles barres soient couvertes avec des tuiles vieillies sur une charpente en bois, l’économie permise grâce à la réalisation d’une toiture terrasse tant en termes de temps que de coût financier eu raison du projet d’origine. La deuxième tranche des travaux concerne les bâtiments B3 à B6, puis la troisième les bâtiments B1 et B2.
Les travaux commencent en 1969 par le bâtiment B9 puis se poursuivent avec le B8, le B10 et le B7 qui sont terminés en 1970. Les barres B3 et B6 sont achevées dans la première moitié de l’année 1971, les barres B4 et B5 dans la seconde et les barres B2 et B2 en 1972. Le certificat de conformité définitif pour l’ensemble de l’opération des 226 logements est validé le 10 août 1972. La rapidité de la construction est permise grâce aux procédés de préfabrication et à la standardisation des composants des édifices. Jacques Sonnet, architecte à Nevers, est associé au dessin des plans lors du permis rectificatif. Les documents d'archives laissent supposer qu'il dirige également le chantier sur place et fasse donc office d’architecte d’opération.
Barres 22 à 24 :
Les immeubles B. 21 à B24 sont un prolongement de l’opération des 226 logements menée par J. Louria. Ils correspondent à un contingent supplémentaire de logements. Dès novembre 1972, l’office HLM est informé de la dotation d’un contingent supplémentaire de 24 logements. Parmi les terrains acquis par la mairie à cette époque, seule la parcelle AS320 est disponible. Le plan masse de J. Louria indiquait qu’un ensemble de 40 logements formant un U devait être construit à cet emplacement. L’office proposa alors de réaliser ces premiers 24 logements (le futur bâtiment 22) en les incluant dans un ensemble en équerre avec une seconde barre de 16 logements à construire ultérieurement (le futur bâtiment 21). De nouveaux plans sont réalisés en 1973 mais le chantier prend un peu de retard. En juillet 1973, les travaux du bâtiment B22 n’en sont qu’au premier étage et la réception provisoire n’a lieu qu’en février 1974. Les trois autres immeubles (B21 ; B23 et B24) sont construits en même temps en 1975.
Kuntz, Thierry. Photographe au service régional de l'Inventaire général de Bourgogne-Franche-Comté.