Dossier d’œuvre architecture IA39000198 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Jura
forge, scierie, usine de menuiserie (parqueterie)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Jura - Les Planches-en-Montagne
  • Hydrographies dérivation de la Lemme
  • Commune Chaux-des-Crotenay
  • Lieu-dit le Pont de la Chaux
  • Cadastre 1826 B 393 à 399 ; 1936 B 388, 390, 591
  • Dénominations
    forge, scierie, usine de menuiserie
  • Précision dénomination
    parqueterie
  • Parties constituantes non étudiées
    bureau, atelier de fabrication, atelier de réparation, magasin industriel, entrepôt industriel, aire des matières premières, aire des produits manufacturés, logement patronal, logement d'ouvriers, transformateur, canal

Un établissement composé d'une fonderie et d'une fournaise aurait été acheté par le sieur Girod en 1763. Un logement patronal est construit en 1811 (date gravée sur le linteau de la porte). En 1822, son fils, Pierre-Xavier Girod, demande aux autorités le maintien de la forge composée d'un feu d'affinerie et d'un feu de martinet. Elle consomme en 1841 150 tonnes de fontes fines et compte un feu d'affinerie et quatre feux de martinet. Vers 1845, la forge cesse de fonctionner : elle est détruite en 1847 et remplacée par un moulin, venant compléter une scierie précédemment construite. Réglementée le 25 octobre 1852, l'usine est équipée de deux nouvelles scieries la même année. En 1858, Elie Girod demande, et obtient l'autorisation d'installer une machine à vapeur pour actionner les scies : ce moteur sera utilisé jusqu'en 1942. Reprise vers 1890 par l'industriel Louis Pernet, la scierie est raccordée au réseau ferroviaire de la ligne nouvellement ouverte (Champagnole - Saint-Laurent). La société Gérard et Fils achète la scierie en 1934 et l'oriente vers la production de parquets (construction d'une parqueterie), mais un incendie survenu en novembre nécessite la reconstruction des ateliers de sciage. Ceux-ci sont de nouveau entièrement détruits par le feu en juillet 1949 et aussitôt rebâtis. La scierie connaît une expansion dans la seconde moitié du siècle : construction d'un magasin industriel en 1955, d'un silo à sciure en 1958, d'un atelier de traitement du bois vers 1970-1975. L'atelier de fabrication de la scierie est agrandi en 1968 et 1993. L'embranchement ferroviaire particulier est démantelé en 1964 et 1975. La scierie Gérard débite annuellement 18 000 m3 de sapin et d'épicéa destinés à la charpente.

1826 : 4 roues hydrauliques. 1847 : 2 roues hydrauliques, 4 tournants et scies. 1854 : 6 paires de meules, 4 lames de scie. 1858 : 1 machine à vapeur (20 ch). 1997 : 3 scies.

3 personnes en 1838, 19 en 1997

  • Période(s)
    • Principale : 18e siècle , (incertitude)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
    • Principale : 20e siècle
  • Dates
    • 1811, porte la date, daté par source, daté par tradition orale
    • 1949, daté par source, daté par tradition orale
    • 1955, daté par source, daté par tradition orale
    • 1958, daté par source, daté par tradition orale
    • 1968, daté par source, daté par tradition orale
    • 1993, daté par source, daté par tradition orale

Logement patronal : sous-sol, rez-de-chaussée surélevé, étage carré, pierre de taille et moellon calcaire, toit à croupes et tuile mécanique. Logements d'ouvriers : moellon calcaire, enduit, étage carré. Atelier de fabrication (sciage) : charpente en bois, parpaing de béton, essentage de planches, tuile mécanique ou tôle sur toit à longs pans. Atelier de fabrication (traitement des bois) : structure et charpente en bois, essentage de planches, ciment-amiante sur appentis. Atelier de fabrication (ancienne parqueterie) et magasin industriel : structure et charpente en bois, essentage de planches et tuile mécanique sur toit à longs pans.

  • Murs
    • calcaire moellon enduit
    • essentage de planches
    • calcaire moellon
    • calcaire pierre de taille
    • parpaing de béton
  • Toits
    tuile mécanique, fer en couverture, ciment amiante en couverture
  • Étages
    sous-sol, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Couvrements
    • charpente en bois apparente
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • appentis
    • croupe
  • Énergies
    • énergie hydraulique produite sur place
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • Plan des coupes et élévation de la forge de Mr Pierre Xavier Girod [...]. Dessin, s.d. [1er quart 20e siècle, 1812 ou 1822]. Echelle 1:100.

    Archives départementales du Jura, Montmorot
  • Le Pont de la Chaux-des-Crotenay (Jura). La Scierie Louis Pernet, embranchée sur la Ligne Andelot à Morez. Carte postale, s.d. [limite 19e siècle 20e siècle].

    Collection particulière
  • Pont-de-la-Chaux (Jura) - La Gare - Les Cretets - Le Bois des Ifs. Carte postale, s.d. [1er quart 20e siècle, après 1903]. B.F. éd, Paris, par Chapuis, Raoul (photographe)

    Collection particulière
  • Plan géométrique, tant horizontalement que de coupe, profil, élévation, des forges de Messieurs Girod frères [...]. Dessin, 1840. Echelle 1:100, par Guy

    Archives départementales du Jura, Montmorot
  • Plan de l'usine de M. Girod. Dessin, s.d. [1858]. Echelle 1:100.

    Archives départementales du Jura, Montmorot
Date(s) d'enquête : 1997; Date(s) de rédaction : 1997
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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