Dossier d’œuvre architecture IA39000091 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel du Jura
saline de Montaigu
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lons-le-Saunier centre - Lons-le-Saunier sud
  • Commune Lons-le-Saunier
  • Adresse 48 chemin des Rochettes
  • Cadastre 1980 AY 29, 32, 33, 129
  • Dénominations
    saline
  • Appellations
    saline de Montaigu
  • Destinations
    cave d'affinage
  • Parties constituantes non étudiées
    bureau, aire de stockage du combustible, atelier de conditionnement, entrepôt industriel, magasin industriel, pièce de séchage, chaufferie, aire des déchets, atelier de réparation, cantine, logement patronal, logement, garage, poulailler

Un décret du 4 juillet 1892 accorde à M. Cantenot une concession de 731 hectares pour la recherche de sel gemme. La même année, un arrêté préfectoral autorise l'établissement de la saline de Montaigu. Les puits de sondage sont établis sur la commune de Perrigny (AC 55, 66, 189, 225 à 230). Les bâtiments d'exploitation sont construits entre 1891 et 1892 sur la commune de Montaigu, territoire qui sera réuni vers 1963 à celui de Lons. Le puits n° 1 est mis en service et l'usine mise en roulement courant 1893. La production de sel passe de 1000 tonnes en 1893 à 2500 en 1895, 4442 en 1904, 2744 en 1919. Par suite d'avaries, cinq puits de sondage seront successivement forés en 1905, 1920, 1924-1925, 1932 et 1941. L'eau salée est pompée par moteur thermique ou électrique et envoyée par canalisation jusqu'à la saline située à 1, 5 km. En 1895, cette dernière alimente l'établissement thermal de la ville de Lons en eaux-mères (eaux résiduelles aux vertus thérapeutiques). Vers 1955, elle exploite cinq poêles rectangulaires chauffées au charbon à feu direct, équipées de ventilateur et produisant chacune 8 à 10 tonnes de sel gros et fin par cuite. Le sel est égoutté sur des bâtis en bois (servant également de couvercles) pendant 24 heures et transporté par wagonnets sur des tamis de séchage. Il est enfin mis en sacs de toile de 50 ou 100 kilos puis évacué par chemin de fer (embranchement ferroviaire particulier). En 1959, année de fermeture, la production atteint 7000 tonnes. Vers 1963, la société Grosjean achète les bâtiments, qu'elle utilise jusqu'en 1975 comme caves d'affinage. Le bâtiment de fabrication ou salle des poêles est détruit à cette époque. La cheminée est abattue en 1983. Outre les bâtiments d'exploitation, sur la commune de Lons, subsiste une maison de gardien des puits sur la commune de Perrigny (AC 189). 1 machine à vapeur (12 ch) et 1 poêle rectangulaire d'évaporation en 1893, 2 poêles à feu direct en 1900, 4 poêles dont 2 cylindriques mises enservice en 1902 et chauffées à la vapeur, 1 moteur électrique et 3 poêles à feu direct en 1919, 5 poêles (0, 50 x 30 x 8 mètres). 1 ouvrier en 1893, 15 en 1904, 21 en 1919, 31 en 1959.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source

Magasin industriel et quai de chargement sur le long pan nord : en rez-de-chaussée, moellons calcaires, enduit, toit à longs pans, tuiles mécaniques. Atelier de conditionnement, pièce de séchage et chaufferie : étage carré, moellons calcaires, enduit, sheds et appentis, tuiles mécaniques. Bureau et logement patronal : rez-de-chaussée surélevé, étage carré et étage de comble, baies en arc segmentaire et briques. Cantine, logement et atelier de réparation : moellons calcaires enduits, toit à longs pans en tuiles mécaniques. Entrepôt industriel : parpaings de béton et tuiles mécaniques.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile mécanique, ciment amiante en couverture
  • Étages
    rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • shed
    • toit à longs pans
    • appentis
    • pignon couvert
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • État de conservation
    établissement industriel désaffecté, mauvais état
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents figurés

  • [Plan-masse de la saline de Montaigu]. Dessin, 1943. Echelle 1:1000, par Varéchon (géomètre)

    Archives départementales du Jura, Montmorot : 8 J 569
  • Plan des propriétés appartenant à la société des Salines de Montaigu. Usine et dépendances. Dessin, 1943. Echelle 1:1000, par Varéchon (géomètre)

    Archives départementales du Jura, Montmorot : 8 J 569
  • Commune de Perrigny (Jura). Plan des propriétés appartenant à la société des Salines de Montaigu. Les puits. Dessin, 1943. Echelle 1:1000, par Varéchon (géomètre)

    Archives départementales du Jura, Montmorot : 8 J 570
  • Salines de Montaigu. Plans des logements et bureaux de la Direction. Dessin, 1926. Echelle 1:1000.

    Archives départementales du Jura, Montmorot : 8 J 19
Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 1996
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
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Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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