Barbe-Richaud, Pierre-Marie. Photographe au service régional de l'Inventaire général de Bourgogne-Franche-Comté.
- enquête thématique régionale, patrimoine religieux du 20e siècle en Bourgogne-Franche-Comté
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Bourgogne-Franche-Comté
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Commune
Besançon
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Adresse
28 avenue de Montrapon
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Cadastre
2022
HR
216
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Dénominationséglise paroissiale, salles paroissiales
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Genrede catholiques
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VocablesSt Louis
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Dossier dont ce dossier est partie constituante
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Parties constituantes non étudiéessacristie, salle paroissiale
Au début des années 1950, l’extension du quartier de Montrapon par la construction d’immeuble de logements collectifs est programmée. Afin de répondre à l’augmentation de la population qui en découle, l’abbé Lonchampt, curé de la paroisse Saint-Louis roi de France, souhaite une nouvelle église, plus spacieuse que celle construite en 1939. La paroisse possède déjà un terrain situé entre l'école publique de la rue Antonin Fanart et la Grange Huguenet. Une parcelle complémentaire est acquise. L'évêque auxiliaire Georges Béjot et la Commission Diocésaine d'Art Sacré (CDAS) sont impliqués dans la conception du projet architectural. De façon assez étonnante, ce n’est pas un architecte qui est sollicité en premier, mais bien un artiste, Alfred Manessier. L’église semble devoir constituer un écrin autour de son œuvre. Ce choix est corrélé à la promesse d’une subvention pour son intervention (les archives de la paroisse mentionnent l’aide financière d’une administration sans préciser de quelle institution elle émane). Le peintre est formé à l’école des Beaux-Arts d’Amiens puis en section peinture de celle de Paris où il rencontre Jean Le Moal, autre artiste qui se tourne rapidement vers la non-figuration. Tous deux exposent en 1941 dans une monstration organisée par Jean Bazaine. Il n’est donc pas surprenant de voir rapidement Manessier associer à sa réflexion son ami Jean Le Moal, avant de faire appel à l’architecte Rémy Le Caisne. Ce dernier est membre du Groupe Espace, fondé en 1951, rassemblant architectes, constructeurs et plasticiens qui cherchent à atteindre une unité de l’art, à dépasser la scission entre architectes et artistes. Il prône un art qui répond aux nécessités fonctionnelles et à tous les besoins de l’homme, des plus simples aux plus élevés, et travaille sur les espaces, les couleurs, la lumière, les circulations… Par ailleurs, Rémy Le Caisne n’est pas un inconnu au sein de l’Eglise, il fait partie des architectes repérés et recommandés par des membres qui militent pour un renouveau de l’architecture religieuse, notamment le Révérend-Père Régamey, directeur de la revue L’Art Sacré. Lors de la rencontre organisée en 1954 avec l’abbé Lonchampt, le trio en profite pour aller visiter non seulement l’église des Bréseux, dans laquelle Manessier vient de concevoir des vitraux abstraits, mais aussi un certain nombre d’œuvres et d’édifices très récemment construits à Audincourt, Sochaux, Belfort et Ronchamp. Tous les éléments sont réunis pour instaurer un véritable dialogue entre les artistes et l’architecte dans la conception d’une œuvre totale. Les premiers plans de l'église sont proposés en 1954. L’emprise de l’église est alors contrainte par la préemption d'une parcelle sur sa longueur nord-est réservée pour la construction d'une voie. Avec le décès de l'archevêque Dubourg et l'arrivée de son successeur, Monseigneur Dubois, le projet est mis en attente pour n'être relancé qu'en 1964.
A la demande de la CDAS, Rémy Le Caisne révise alors ses plans afin de réduire les coûts. Le contexte financier est devenu moins favorable qu'au début des années 1950 et des financements ont vraisemblablement été perdus. En effet, Alfred Manessier semble regretter le peu de place laissé pour la tapisserie murale qu’il envisageait de créer et se retire du programme, il confie alors la coordination de l’aménagement intérieur à Jean Le Moal. Le nom de Willy Anthoons apparaît également dans la correspondance comme étant associé pour l'étude des éléments liturgiques du chœur et de la disposition des escaliers d'accès aux tribunes. Rémy Le Caisne est de plus en plus épaulé par son fils et successeur. Il est également assisté par l'ingénieur Duchateau, qui a procédé à l'étude technique du béton, de l'ossature et de la couverture en acier de l'église. L'architecte André Martin de Chalezeule est mandaté pour la conduite et la surveillance des chantiers. Très rapidement en 1965, l’entreprise Varini de Besançon commence les travaux de maçonnerie. Pourtant, des modifications sont encore apportées au projet : les sacristies et leurs sanitaires initialement prévus le long de la partie nord du mur est sont déplacés contre le mur nord. Afin de réduire l’impact de cette nouvelle construction sur l’école mitoyenne, la chaufferie est déplacée sous le narthex et le mur droit de la tribune d’orgue est remplacé par un voile incliné. Une salle paroissiale est aménagée en sous-sol.
La cérémonie de pose de la première pierre a lieu le 4 juin 1967 et la première célébration se déroule le 26 juin 1968. La charpente métallique est exécutée par l'entreprise Brizard et les Aciéries de Construction Métallique de Franche-Comté. La couverture est mise en œuvre par l'entreprise Coverex : il s'agit d'un système breveté composé de bacs autoportants en acier galvanisé, recevant une isolation thermique en laine de verre. Au-dessus des bacs un support d'étanchéité est vissé. Les difficultés financières rencontrées par la paroisse n’ont pas permis l'achèvement de l'église. L’installation de trois beffrois avec leurs cloches - l’un sur la partie nord du toit de l’église, le second sur le toit d’un presbytère projeté à l’angle de l’avenue de Montrapon et de la rue Antonin Fanart, le dernier sur la place parvis - n’est pas mise en œuvre. A l’intérieur, les aménagements liturgiques et les décors restent inachevés jusque dans les années 1990.
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Période(s)
- Principale : 2e moitié 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1966, porte la date
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Auteur(s)
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Auteur :
Le Caisne Rémyarchitecte attribution par sourceLe Caisne RémyCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Le Caisne, Rémy (1904 - ?). Architecte et urbaniste. Il a réalisé l'église Saint-Louis à Besançon.
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Auteur :
Le Caisne Marcarchitecte attribution par sourceLe Caisne MarcCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Le Caisne Marc (1936 - 1998). Architecte. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, il se forme avec Guy Lagneau, Marcel Lods, Otello Zavaroni, André Hermant et Henri Trezzini. Il est professeur d'architecture à l'école supérieure des Beaux-Arts (de 1971 à 1984). Il s'associe avec son père Rémy Le Caisne, notamment pour la construction de l'église Saint-Louis à Besançon.
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Auteur :
Situé au milieu de l’avenue de Montrapon, l’édifice occupe un espace contraint entre les bâtiments de la rue Antonin Fanart et la Grange Huguenet. Séparé de l’axe de circulation par une place-parvis arborée, il est entouré au nord-est et nord-ouest par un parc de stationnement. Tournée vers le nord-est, l’église est de plan allongé. Si les façades sont en moellon de pierre de Chailluz, utilisant notamment des pierres de réemploi, le béton reste néanmoins visible. L’ensemble est couvert par un toit plat métallique. La façade antérieure est percée de deux baies ovales et comporte un auvent en béton armé avec des baies zénithales couvrant un parvis dont les accès sont latéraux. La façade sud-est est percée de baies en redan, tandis que la nord-ouest comprend les accès au sous-sol (salles paroissiales et chaufferies), au dépositoire, à la chapelle des fonts baptismaux et aux salles paroissiales organisées autour d’une sorte d’atrium. Derrière le chevet plat, une extension basse abrite les sacristies et les sanitaires. A l’intérieur, la nef est composée d’un seul vaisseau à sept travées irrégulières, le chœur commençant à la cinquième travée. Les murs sont en moellon de pierre. La structure porteuse métallique est apparente, elle permet à la nef d’être ample et dégagée des piliers centraux. Le sol est en plan légèrement incliné du narthex jusqu’au sanctuaire. Les bancs sont disposés dans trois espaces délimités par des niveaux de sol différents. Le cheminement vers le chœur n’est jamais direct. Ce dernier est composé d’un premier degré rectangulaire recouvert de dalles de pierre, puis d’un second degré en béton, plus élevé et aux formes arrondies conçu comme une scène. Les trois tribunes en gradins sont disposées de part et d'autre du chœur et à l'entrée de l'église. Cette dernière couvre un espace jouant le rôle de narthex. A droite, la tribune d’orgue est équipée d’un pupitre en béton laissant penser que la chorale est installée dans la nef. La chapelle de semaine est installée sous la seconde tribune. Un couloir dissimulé derrière le mur du chœur relie la chapelle de semaine à la sacristie : il constitue le cheminement emprunté par le prêtre avant la célébration. Le travail sur l’éclairage naturel de l’édifice est pensé de façon à moduler la luminosité selon les espaces. A la lumineuse place-parvis succède le parvis couvert donnant accès au sombre narthex, matérialisé par la tribune qui le recouvre. La nef est plongée dans une pénombre qu’éclairent à peine des baies latérales en redan, une haute baie en bandeau et des ouvertures zénithales. Le chœur, quant à lui, est noyé de lumière grâce à un lanterneau central agrémenté d’une structure métallique. L’utilisation de la pierre de Chailluz participe à cette impression : les pierres les plus claires étant plus nombreuses à mesure que l’on s’approche du sanctuaire. Le mur du chœur, en béton armé, a reçu un parement dans une pierre différente, dans les tons beiges. La chapelle des fonts baptismaux est placée dans la nef, le long du mur nord-ouest. Elle est mise en lumière par une large verrière en vitrail. Un dépositoire est aménagé entre l’escalier de la tribune sud-ouest et le mur nord-ouest.
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Murs
- pierre moellon
- béton béton armé
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Toitsacier en couverture
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Plansplan allongé
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Étagessous-sol, 1 vaisseau
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Couvrements
- charpente métallique apparente
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Couvertures
- terrasse lanterneau
- toit à un pan
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier en équerre, escalier tournant, escalier tournant à retours sans jour, degré droit rentrant
- escalier de distribution extérieur : escalier droit, escalier en équerre
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Autres organes de circulationrampe d'accès
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Techniques
- vitrail
- mosaïque
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Statut de la propriétépropriété d'une association diocésaine
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Protections
Le label Patrimoine du XXe siècle siècle en 2014. Ce label est aujourd'hui devenu le label Architecture Contemporaine Remarquable (ACR).
- (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
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Documents d'archives
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Archives municipales, Besançon : 12 w 11
Archives municipales de Besançon : 12 w 11. Dossier 1953-656 : Autorisation de construire un bâtiment provisoire sis à proximité de la rue Fanart. 9 décembre 1953.
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Archives municipales, Besançon : MS Z 592
Archives municipales de Besançon : MS Z 592. Le Caisne, Rémy. Dessins préparatoires pour l'église Saint-Louis de Montrapon à Besançon. 1 manuscrit (1 cahier oblong de 19 ff., 1 f. calque, 4 photographies) : papier ; 45,5 x 36 cm et formats divers. [1965]
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Archives municipales, Besançon : 20 w 241
Archives municipales de Besançon : 20 w 241. Dossier 64/93 : avenue de Montrapon, construction d'une église. 1964-1965.
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Commission diocésaine d’Art Sacré de Besançon : non coté
Besançon, Commission diocésaine d'art sacré : non coté. Archives du centre paroissial Saint-Louis à Montrapon. 1953-1995.
Bibliographie
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Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire et Patrimoine, Besançon
Bonnet, Pascal ; Calais, Yves ; Aine, Blandine ; Jeannin, Jean-Marie ; Montigné, Claude. Église Saint-Louis - Besançon, 1968-2018. Ornans : Simongraphic, juin 2018.
Documents figurés
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Paroisse Saint-Jean-Baptiste, Besançon : non coté
[Vue intérieure de l'église Saint-Louis à Montrapon depuis la grande tribune, Besançon]. Photographie par Michel Marlin. s. d. [1968-1980] noir et blanc.
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Commission diocésaine d’Art Sacré de Besançon : non coté
[Baptistère de l'église Saint-Louis à Montrapon, Besançon]. Photographie par J.-P. Tupin. s. d. [années 1970-1980] Couleur, 170/170 mm.
Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-
Campion, Jo-Ann. Chargée de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine. 2020-