Dossier d’œuvre architecture IA25000514 | Réalisé par
  • enquête thématique régionale, demeures bisontines
hôtel Damey de Saint-Bresson
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Besançon centre - Besançon centre ville
  • Commune Besançon
  • Lieu-dit îlot d' Emskerque
  • Adresse Grande Rue 48
  • Cadastre 1833 K2 720  ; 1974 AB 134, 135
  • Dénominations
    hôtel
  • Appellations
    Hôtel Damey de Saint-Bresson
  • Parties constituantes non étudiées
    communs, buanderie, bûcher, écurie, logement, remise, cour, portail

L'hôtel appartenait en septembre 1735 au sieur Biétrix, conseiller au parlement, date à laquelle il fournissait à la ville une élévation de la façade située sur l'actuelle rue Jean-Jacques Rousseau, pour effectuer des travaux dont on ne connaît pas la teneur, car la requête en voirie attachée au dessin a été perdue. En 1740, il fournissait encore un dessin concernant cette fois le rez-de-chaussée sur rue du logis principal, afin de construire deux arcades boutiquières, de part et d'autre d'une entrée encadrée de deux colonnes et coiffée d'un fronton triangulaire. L'édifice est acheté le 15 février 1780 par Claude-Désiré-François-Xavier Damey de Saint-Bresson, conseiller au parlement, à un certain Toittot, écuyer et seigneur de Rainans. Le nouveau propriétaire entreprend alors une rénovation d'envergure touchant la façade sur rue du logis principal, les parties constituantes (remises et écurie), situées dans la cour des communs, ainsi que l'extension du logis secondaire donnant sur ce même espace libre. Il refait aussi le décor intérieur, notamment celui du premier étage, dont il subsiste quelques éléments. Du 17e siècle, ne sont conservées que l'élévation postérieure du logis principal et l'élévation sur cour du logis secondaire. Les bâtiments de la basse-cour et l'extension du logis secondaire sont réalisés par l'entrepreneur Nicolas Strabat, sous la direction de l'architecte Charles-François Longin. On ne connaît pas l'auteur de la façade principale, néanmoins le nom de l'architecte Charles Charmet a été évoqué sans preuve par certains auteurs. A la fin du 20e siècle, la cour des communs, ainsi que les remises et l'écurie, ont été transformées en boutique.

L'hôtel est construit sur une parcelle traversante donnant sur la Grande Rue et sur la rue Jean-Jacques Rousseau. Il est composé d'un logis principal sur rue et d'un logis sur cour en parallèle. La cour des communs fermée par un portail donne sur la rue secondaire. Elle est actuellement couverte et occupée par un magasin. A gauche de celle-ci se trouvait le bâtiment des remises qui comprenait un couloir central permettant d'accéder à une courette où était bâtie l'écurie et un bûcher. L'escalier à cage ouverte, à gauche de la première cour, distribue les premiers étages des deux logis. Un escalier secondaire dans-oeuvre à droite permet d'accéder aux deuxièmes étages qui communiquaient à l'origine par une galerie située au-dessus de l'escalier à cage ouverte. Dans l'aile du logis secondaire donnant sur la cour des communs était située la buanderie.

  • Murs
    • calcaire
    • bossage
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile plate
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier symétrique cage ouverte, escalier en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : escalier de type complexe escalier en charpente
  • Typologies
    hôtel sur rue
  • Techniques
    • sculpture
    • ferronnerie
  • Représentations
    • fronton
    • monogramme
  • Précision représentations

    Sur l'élévation antérieure du logis principal, les fenêtres du premier étage sont surmontées de frontons cintrés et triangulaires. Le balcon filant de ce même étage comprend en son centre le monogramme du propriétaire.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    élévation, escalier

Les éléments les plus remarquables sont constitués par l'élévation du logis principal sur rue de style néo-classique et par l'escalier à cage ouverte en maçonnerie et rampe en ferronnerie de forme symétrique.

Documents figurés

  • Besançon : extrait du plan cadastral, 1974, section AB.

Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 2008
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine