Dossier d’œuvre objet IM39001572 | Réalisé par
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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  • inventaire topographique
6 machines à fraiser, machine à façonner et machine à découper par scie (ensemble de la ligne d'ébauchage des tabatières), usine de tabletterie dite usine de pipes et de tabatières Vincent-Genod
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Saint-Claude centre et faubourg
  • Commune Saint-Claude
  • Adresse 2 chemin de la Combe du Marais , 11 rue Carnot
  • Emplacement dans l'édifice dans l'atelier de fabrication au 2 chemin de la Combe du Marais
  • Franche-Comté, 25, Besançon

La ligne d'ébauchage des tabatières est composée d'un ensemble hétérogène de machines, de la 2e moitié du 19e siècle et du 20e siècle, initialement destinées à l'industrie de la pipe et qui ont ensuite été adaptées à la réalisation des tabatières. En fait, bien souvent, elles se composent d'un tour dont seuls diffèrent l'outil et le support de la pièce à travailler. L'une d'elles cependant (la machine à équarrir dite machine infernale) a été construite à Saint-Claude, au début du 20e siècle, spécialement pour la réalisation d'une opération propre à la fabrication des tabatières. La modernisation de certaines, dans la seconde moitié du 20e siècle, a consisté à substituer un moteur électrique au tour actionné par la transmission par courroies de l'atelier. L'ensemble ayant été vendu en 1994 à une personne privée de Besançon, les machines ont été nettoyées, repeintes et, pour la plupart, munies d'un moteur électrique individuel. La fabrication d'une tabatière nécessite plus d'une quarantaine de passes. Après le détaillage (débitage des planches pour en tirer des ébauchons) et le séchage (qui dure au moins 5 mois), celles effectuées dans l'atelier d'ébauchage (au 2 chemin de la Combe du Marais) s'enchaînent comme suit : d'une part réalisation du fond (boîte) avec l'ovalisage (utilisant la varlope), le creusage, le renfonçage, l'équarrissage (à l'aide de la machine infernale), l'exécution de l'arrondi ou de l'emplacement des coques ; d'autre part, réalisation du couvercle avec le bombage, le cintrage et la mise à longueur. Entre le bombage et le cintrage a lieu l'incrustation des motifs à chaud (grâce à des fers et sur un étau), opération réalisée dans l'atelier de montage et de finition (au 11 rue Carnot) où s'achève la fabrication.

  • Période(s)
    • Principale : 2e moitié 19e siècle, 20e siècle
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler

Cet ensemble de machines constitue l'un des derniers témoins d'une industrie disparue du territoire national. Il atteste en outre la vitalité de la construction mécanique locale et sa capacité d'adaptation à une demande très précise.

Date(s) d'enquête : 2000; Date(s) de rédaction : 2000
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Poupard Laurent
Poupard Laurent

Poupard, Laurent. Chercheur au service Inventaire et Patrimoine de la Région Bourgogne-Franche-Comté, 1987-

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