Dossier d’œuvre architecture IA71002351 | Réalisé par ; ;
Lallement Aurélie
Lallement Aurélie

Chargée de recherche au service Inventaire et Patrimoine - Région Bourgogne-Franche-Comté

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
  • enquête thématique régionale, canaux de Bourgogne
rigole d'alimentation de Torcy (canal du Centre)
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Bourgogne
  • Hydrographies canal du Centre
  • Commune Torcy
  • Lieu-dit bief de partage
  • Précisions oeuvre située en partie sur la commune Montchanin ; oeuvre située en partie sur la commune Breuil (Le)
  • Dénominations
    rigole
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    vanne, canal, tunnel, site d'écluse, passerelle

Dès 1779, Gauthey envisage de construire une rigole qui permettrait d'acheminer le charbon de Montcenis (Cf. Mémoires sur les canaux de navigation et particulièrement sur le canal du Centre, publiés par Navier, Editions Firmin-Didot, Paris, 1816, Troisième mémoire, sur le commerce du canal du Charolais, octobre 1778 p. 116-117.) En 1785, le directeur des Fonderies royales du Creusot demande le creusement d'une rigole navigable reliée au canal du Centre (Cf. Archives départementales de Côte-d'Or, C 3853). Emiland-Marie Gauthey choisit de construire un tunnel de très petit gabarit. Dans les archives (Cf. Archives départementales de Saône-et-Loire, 3S27), il est fait mention de la construction d'un canal de navigation pour joindre la rigole de Torcy au réservoir inférieur de la fonderie du Creusot (an IX - an XIII), afin de relier directement les usines au canal. Les travaux sont repris par Charles Forey en 1802, qui projette l'installation de plusieurs écluses, dont des écluses à pans inclinés inventées par Robert Fulton (Cf. Supplément aux Mémoires sur les canaux de navigation et particulièrement sur le canal du Centre, Emiland-Marie Gauthey, publiés par Navier, Editions Firmin-Didot, Paris, 1816, p. 407). A partir de 1829, la rigole de Torcy est séparée de l'étang de la Muette par une digue (Cf. Archives nationales, F 14 5876), un sas est placé sur la rigole, ainsi qu'un pont, pour permettre le passage des bateaux vers le canal. Une maison éclusière est construite en 1833 à l'amont de la rigole d'après les plan et devis de l'ingénieur Comoy : "La maison de garde éclusier à l'écluse de la Muette aura 9 mètres cinquante de centimètres de longueur sur sept mètres cinquante centimètres de largeur. Elle n'aura qu'un rez-de-chaussée". Le plan est identique à celui de la maison de garde Montchanin (Cf. Archives départementales de Saône-et-Loire, 3S34 et surtout 1695 W 139 et Archives nationales, F14 6876). Une deuxième maison est construite à proximité de la prise d'eau de Torcy pour le garde chargé des manœuvres de la prise d'eau (approbation du projet le 5 août 1833). Un nouveau mode de transfert de l'usine au canal est envisagé : le développement du port de Bois-Brétoux, relié par voie ferrée à l'usine. La rigole est abandonnée car trop peu pratique. Les travaux ont lieu en 1837. En 1840, l'écluse de la Muette est agrandie au moment de la reprise de l'usine du Creusot par les Schneider. Un rapport de l'ingénieur Fontaine en date du 13 mai 1881 attire l'attention sur une avarie survenue dans le souterrain : un affaissement sur une partie du plafond inquiète les ingénieurs depuis 1863. Elle serait la conséquence "des dépilages de charbon exécutés à une distance trop faible de ce souterrain, au dessous de lui, dans les galeries de la concession houillère de Montchanin, dépendant du puits Wilson" (Cf. Archives nationales, F 14 6882).

C'est à la fois une rigole d'alimentation du canal et un outil industriel. Longue de 4200m, la rigole de Torcy, venant du Grand Etang de Torcy et passant en partie en tunnel (1200m), longe l'étang de la Muette dont elle est séparée par une digue. Elle parvient alors à l'écluse de la Muette. L'écluse, aujourd'hui désaffectée, comprend toujours une maison éclusière. Les eaux de la rigole passent derrière le site, sont rejointes par les eaux de l'étang de la Corne au Vilain et arrivent dans le canal. Une vanne métallique en règle le débit.

  • Typologies
    Maison atypique, identique à la maison de garde de Montchanin.
  • Techniques

Bibliographie

  • GAUTHEY, Emiland-Marie. Oeuvres de M. Gauthey : I et II. Traité de la construction des ponts. III. Mémoires sur les canaux de navigation, et particulièrement sur le canal du Centre. Publié par Navier. Paris : F. Didot, 1809-1816. 3 vol.

    Tome III
Date(s) d'enquête : 2012; Date(s) de rédaction : 2012
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Lallement Aurélie
Lallement Aurélie

Chargée de recherche au service Inventaire et Patrimoine - Région Bourgogne-Franche-Comté

Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.