Dossier d’œuvre architecture IA70001079 | Réalisé par
Dufoulon Fabien (Contributeur)
Dufoulon Fabien

Fabien Dufoulon, chargé de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine, 2018-

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  • enquête thématique régionale, val de Saône
fabrique de jardin du château
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Val de Saône - Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
  • Hydrographies Saône
  • Commune Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin
  • Lieu-dit Bois du prince de Bauffremont
  • Adresse rue de Saint-Albin
  • Cadastre 2018 D 832
  • Dénominations
    fabrique de jardin, réservoir
  • Appellations
    Maison Cascard, Maison du Garde, Temple, Ruine
  • Destinations
    maison
  • Dossier dont ce dossier est partie constituante
  • Parties constituantes non étudiées
    réservoir

D'après la Notice sur la vie et les travaux de Luc Breton (1801) de Jean-Louis Callier, le "temple en ruine" est construit sur un dessin de Luc Breton. L'attribution a été depuis reprise par Lucie Cornillot, qui le date de 1775. Il aurait donc été commandé par Charles Roger de Bauffremont, et constituerait l'unique vestige du parc du château du 18e siècle. Le sculpteur a exécuté plusieurs portraits de la famille de Bauffremont à partir de son installation à Besançon en 1771. Le portrait de Charles Roger de Bauffremont qui se trouvait dans la galerie du château a disparu. Il est toutefois connu par des répliques en plâtre, dont celle conservée à la Bibliothèque d'étude et de conservation de Besançon. L'édifice devait à l'origine avoir également une fonction de réservoir, alimenté en eau par la source située à proximité, sur le flanc de la côte. Cette fonction explique très vraisemblablement l'éloignement de l'édifice par rapport au château du 18e siècle. Sur les cartes postales anciennes, l'édifice porte également les noms de "Maison Cascard" et "Maison du Garde" ce qui permet aussi de supposer qu'il a servi d'habitation. Si cette fonction est d'origine (ce dont on pourrait douter avec la mention contradictoire d'un "temple en ruine" en 1801), le premier nom pourrait faire référence à Nicolas Cascard (ou Gascard) qui était "frotteur" de parquets au château, ou à ses fils Claude Nicolas (né en 1768) et Alexandre Emmanuel Louis (né en 1781).

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 18e siècle , daté par travaux historiques
  • Dates
    • 1775, daté par travaux historiques
  • Auteur(s)

Dès sa construction, l'édifice semble avoir été isolé dans la partie haute du parc. Il se situe ainsi à l'écart des allées de l'étoile tracée au sommet de la colline et visible sur le carte d'état-major du 19e siècle. il se présente actuellement comme une ruine de temple prostyle. Les photographies anciennes montrent toutefois un édifice complet. Il est construit en pierre et s'élève sur deux niveaux : un étage de soubassement aveugle, qui fait office de podium, et un étage carré composé d'un pronaos et d'une cella. Un escalier droit en maçonnerie sur le côté gauche permet d'accéder au second niveau. Le pronaos est délimité par un portique de colonnes doriques supportant un entablement (incomplet) et un fronton triangulaire. Le pronaos et la cella étaient couverts d'un toit de chaume à longs pans. La frise de l'entablement porte une inscription en lettres de l'alphabet grec ("ΟΔΕΟΣ ΟΒΕΟΣ") dont la signification reste obscure.

  • Murs
    • pierre moyen appareil
  • Toits
    pierre en couverture, chaume (incertitude)
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    étage de soubassement, 1 étage carré
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Typologies
    baie rectangulaire ; baie avec arc plein cintre
  • État de conservation
    mauvais état
  • Techniques
  • Représentations
  • Précision représentations

    Inscription "ΟΔΕΟΣ ΟΒΕΟΣ" sur la frise en façade.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1996/12/05
  • Précisions sur la protection

    Inscription par arrêté du 5 décembre 1996.

  • Référence MH

Bibliographie

  • CALLIER, Jean-Louis. Notice sur la vie et les travaux de Luc-François Breton, statuaire, membre de l'Institut national et de la Société d'agriculture, commerce et arts du département du Doubs. Mémoires présentés à la Société libre d'agriculture, commerce et arts du Doubs, IIe rapport, an IX [1800-1801].

    P. 130.
  • CORNILLOT, Marie Lucie. Le sculpteur bisontin Luc Breton. Besançon : Libr. Chaffanon, 1940. 143 p.

    P. 48, 123.

Documents figurés

  • Scey-sur-Saône. Dans le parc des ducs de Beauffremont, ancienne Maison de Garde. [S.l.] : Robez-Masson, [première moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b.

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 11 Fi 482-18
  • Scey-sur-Saône (Haute-Saône). Parc du Château. Maison Cascard. [S.l.] : [s.n.], [première moitié du 20e siècle]. 1 impr. photoméc. (carte postale) : n. et b.

    Archives départementales de la Haute-Saône, Vesoul : 11 Fi 482-41
Date(s) d'enquête : 2018; Date(s) de rédaction : 2018
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Dufoulon Fabien
Dufoulon Fabien

Fabien Dufoulon, chargé de recherche. Région Bourgogne-Franche-Comté, service Inventaire et Patrimoine, 2018-

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