Dossier d’œuvre architecture IA70000260 | Réalisé par
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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  • patrimoine industriel, patrimoine industriel de la Haute-Saône
filature de coton Baudouin, Risler et Cie, puis Koechlin et Cie, actuellement Fonderie de Saint-Sauveur et ateliers municipaux
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • (c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Saône - Saint-Sauveur
  • Commune Saint-Sauveur
  • Adresse 44 rue du Maréchal Lyautey
  • Cadastre 2008 AH 114, 115, 118, 215 à 234, 250 à 254, 276 à 278, 280 à 286, 292 à 325, 358 à 368, 371, 372, 387 à 393, 396, 397, 414, 415, 424 à 429
  • Dénominations
    filature
  • Précision dénomination
    filature de coton
  • Appellations
    Filature Baudouin, Risler et Cie, puis Baudouin et Cie, puis Koechlin et Cie
  • Destinations
    fonderie, ateliers municipaux
  • Parties constituantes non étudiées
    atelier de fabrication, entrepôt industriel, magasin industriel, logement patronal, bureau, chaufferie, salle des machines, cheminée d'usine, cité ouvrière

La filature de coton est construite entre 1880 et 1883 par Prosper Baudouin, associé à l'industriel mulhousien Risler. Dès ses débuts, la filature met en mouvement 20 000 broches actionnées par des machines à vapeur. Un magasin de coton est construit en 1888, une maison achevée en 1893, et la filature est agrandie vers 1900. Après le départ de monsieur Risler en 1905, la société prend pour nom Baudouin et Cie. Une cité ouvrière comprenant une vingtaine de maisons est bâtie au sud de l'usine au début du 20e siècle. L'établissement industriel est repris par l'industriel mulhousien Roger Seyrig vers 1920 et entre dans le groupe des Filatures Koechlin et Cie, comprenant des usines à Kaysersberg (68) et au Val d'Ajol (88). La filature travaille pour les tissages vosgiens et alsaciens, et les bonneteries troyennes, et fabrique, après la Seconde Guerre mondiale, des fils simples et retors, en lin, coton, laine et viscose. La production passe de 640 t en 1939, à 580 t en 1952, 990 t en 1974, et 2200 t en 1996. L'appareil de production est modernisé au début des années 1980 (métiers à turbines "Open End"). La société dépose son bilan en 1993 et, malgré une reprise d'activité prometteuse, la filature ferme définitivement ses portes en 1998. Les bâtiments ont été acquis par la commune, puis cédés et occupés en 2001 par la Fonderie de Saint-Sauveur, auparavant implantée 2 bis rue Raymond Poincaré (étudiée IA70000259). Exploitée par Nathalie Redoutey, elle a été reprise en 2004 par Bruno Redoutey et sa soeur Catherine Laurency. La fonderie est spécialisée dans la production de bronzes d'art (luminaire, statuaire). Elle produit en moyenne 8 t de pièces par mois, en bronze brut, et dont la finition (ébarbage, patine) est assurée par la clientèle. La commune a conservé un magasin et un entrepôt industriels, qu'elle utilise pour ses services techniques. Une partie de l'atelier de fabrication est louée à diverses entreprises. La cheminée a été arasée, et les chaudières et les machines à vapeur ont été démantelées. La filature est équipée de 26 000 broches en 1918. En 1893, elle emploie 64 hommes, 62 femmes et 66 enfants. Les effectifs montent à 290 personnes en 1931, 309 en 1939, 242 en 1952, 135 en 1974 et 87 en 1996. La fonderie occupe 30 personnes (dont 12 mouleurs) en 2007.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • Dates
    • 1888, daté par source, daté par travaux historiques

Les ateliers de la filature sont en rez-de-chaussée, construits en moellon de grès enduit, et couverts de travées de sheds en tuile mécanique. Le bâtiment de la chaufferie et de la salle des machines présente trois pignons, chacun ajouré d'une large baie à arc segmentaire et d'un oculus. Il est flanqué symétriquement de deux ateliers en rez-de-chaussée, construits en moellon de calcaire. Celui situé à l'ouest, qui accueillait les opérations de préparation du coton, a été rehaussé d'un étage carré. La cheminée tronquée repose sur un soubassement octogonal en brique. Située rue Pasteur, la cité ouvrière comprend 16 maisons de diverses tailles, abritant plusieurs appartements. Elles sont toutes bâties en moellon de pierre enduit, à un étage carré, et couvertes d'un toit à longs pans en tuile mécanique.

  • Murs
    • grès
    • brique
    • enduit
    • pierre de taille
    • moellon
  • Toits
    tuile mécanique, verre en couverture
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • shed
  • Énergies
    • énergie thermique produite sur place
    • énergie électrique achetée
  • Statut de la propriété
    propriété publique
    propriété privée

Documents figurés

  • Luxeuil. Saint-Sauveur - Usine Beaudoin. Carte postale, imp. Ad. Weick (Saint-Dié), s.d. [fin 19e ou début 20e siècle].

    Archives départementales du Doubs, Besançon : 6 Fi70473 1
Date(s) d'enquête : 2007; Date(s) de rédaction : 2007
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
Favereaux Raphaël
Favereaux Raphaël

Raphaël Favereaux, chercheur. Région Bourgogne-Franche-Comté, Service Inventaire et Patrimoine, 1995-

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