Les architectes R. Charton et F. Lebas semblent s’être inspirés des immeubles réalisés par Léon Robert et Gilbert Denise (bâtiments A à K). Ces barres et le bâtiment réalisé pour le compte de la SIDEN présentent effectivement des typologies assez similaires. Le bâtiment est construit sur une semelle de fondation en béton armé, nécessaire à la stabilité de l’immeuble du fait du sous-sol composé de terres argileuses et calcaire.
En s'appuyant sur les documents d'archives, il est possible de diviser l'immeuble en deux barres : SIDEN A et SIDEN B. La barre SIDEN A sur l’allée Saint-Antoine est composée d’un niveau de cave semi-enterré faisant office de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé et 4 étages, le tout se développant sur 28 travées pour la façade antérieure et 20 travées pour la façade postérieure, soit quatre cages d’escaliers. La barre SIDEN B sur l’avenue de la Paix présente la même composition mais avec un étage en moins et 14 travées pour la façade antérieure et 10 travées pour la façade postérieure, soit deux cages d’escaliers. Les cages d’escaliers sont éclairées par de petites baies carrées et les pièces des séjours d’un même palier donnent sur un balcon commun. Un local-poubelle, construit à la même époque, est placé aux angles des deux barres. Les deux barres sont couvertes par une toitures à deux pans et croupes avec charpente en sapin et tuiles mécaniques.
Distribution :
Chaque palier dessert deux appartements, respectivement un T2 et un T5 pour SIDEN B et et un T3 et un T4 pour SIDEN A. La distribution est assez simple et reprend celles des immeubles A à K avec quelques variantes. L’entrée donne sur un couloir central qui distribue l’ensemble des pièces : en premier le séjour auquel répond la cuisine en face, puis la salle d’eau et les chambres. Le couloir se termine par la pièce des toilettes. Dans le cas des T5, la troisième chambre est une pièce contiguë et sans séparation nette au séjour. Comme pour les immeubles A à K, la salle d’eau n’a pas de jour direct, elle est accolée au séchoir (accessible, lui, depuis la cuisine) qui permet à la lumière de pénétrer indirectement, mais on note comme différence la présence d’une baignoire rectangulaire (et non sabot) et d’un bidet.
Kuntz, Thierry. Photographe au service régional de l'Inventaire général de Bourgogne-Franche-Comté.